vendredi 16 février 2007

Tribulations Lotoises - Février 2007 - La campagne et la santé

Après une nuit où je n'avais dormi que quelques heures ;) ... me voilà chez un de mes amis. Comme des gamins on commence à se battre. Gentiment. Problème, il mesure 1m90 et doit peser 30kg de plus que moi. Bon j'ai de l'énergie à revendre, on se chamaille vraiment. Je tombe plein de fois, ça devient plus sérieux, toujours gentil, mais une vrai lutte s'installe. Je tombe sur mon poignet gauche, je me relève, on continue, bref normal.

Je pars dans le Lot une demi-heure plus tard. Il pleut averse, il fait nuit. Sur les 2h de trajet, au bout d'1h30, je commence à avoir mal au poignet. Puis VRAIMENT mal au poignet. Puis SUPER mal au poignet. Bon j'arrive dans la campagne où j'habite, je prend un doliprane, je mange et je me dis que ça va passer. De toutes manières, je n'ai rien d'autres que du doliprane donc... je n'ai pas trop d'autres alternatives.

Vers 23h je commence à penser sérieusement à aller me coucher : je suis explosée, j'ai besoin de récupérer de ma nuit de la veille. Cependant, mon poignet me lance, est tout gonflé, donc je me dis que m'endormir ça va être dur. Mais bon, je ne désespère pas, je commence à me mettre en pijama. Là je m'aperçois que je suis COUVERTE DE BLEUS. Pas les petits bleus style je me suis légèrement cogné, non, les gros bleus style on m'a frappé avec une batte de baseball...TROP SEXY. Bon, Les bleus, c'est pas joli, mais c'est pas graaaave. donc me voilà en pijama dans mon lit. J'ai atrocement mal, aucune position me soulage le poignet. Je me décide à appeler un médecin.

ARG, je suis dans le lot. Pas internet. donc moi pas connaître les numéros des médecins du coin, (qui m'auraient probablement balancer sur le médecin de garde). en plus mon portable ne capte pas, je n'ai donc accès quau numéro 112, le numéro d'urgence.

"allo, oui, bonsoir, excusez moi de vous déranger, je sais que c'est pas vraiment une urgence vitale, mais je me suis probablement foulé le poignet, j'ai très mal, et je ne sais pas quoi faire"
"Ah mais vous habitez où ?"
"A M*****"
"Ah mais il n'y a pas de médecin qui dessert cet endroit, il faut que vous alliez aux urgences"
"Aux urgences ? Et c'est où les urgences ?"
"Les urgences, c'est les urgences de figeac"

alors là euuuuh gros moment de solitude. Figeac = 35 minutes de voiture. Je suis toute seule, je ne vais pas réveiller mes proprios à minuit pour qu'ils m'amènent aux urgences. Mais je ne peux pas conduire pour plein de raison : Je suis absolument exténuée, il pleut à torret et il fait nuit et en plus j'AI SUPER MAL AU POIGNET ALORS JE PEUX PAS CONDUIRE.

"Mais je ne peux pas conduire, qu'est ce que je fais ?"
"Ah ben mademoiselle écoutez, on va quand même pas envoyer les pompiers pour ça si ?"
"non, non c'est pas vital"
"Bon, ben voilà, alors reprenez du doliprane si c'est la seule chose que vous avez et mettez de la glace"
"J'ai pas de glace, j'ai que ds steacks hachés surgelés"
"Ils sont emballés ?"
"Oui"
"Ben ok, alors utilisez ça, et demain trouvez quelqu'un pour vous amener aux urgences"
"Merci, au revoir"

ARG. Bon en fait dans mon congélateur, il y avait des glaçons, que ma proprio avait gentiment préparé. Je suis allée chez eux pendant qu'ils dormaient parce que je me rappelais que dans leur cuisine, ils avaient quelques médocs (je suis pas allée fouiller dans leur armoire à pharmacie, je sais même pas où est leur salle de bain.) Mais que de l'homéopathie...et j'avais pas l'impression qu'un remède à base de plante allait beaucoup me soulager. donc je suis repartie me coucher, après avoir pris deux autres dolipranes et m'être mis de la glace sur le poignet.

J'ai fini par m'endormir, et même si je me suis reveillée tôt, j'étais quand même plus reposée. Mon poignet ne me lançait plus, j'avais juste mal quand je l'utilisais, j'ai donc décidé d'aller au travail, et de la bas, essayer de trouver un médecin pas trop loin pour qu'il me file des anti inflamattoire.
Je regarde sur les pages jaunes, il y a un médecin dans le village, je l'appelle, il consulte à partir de 9h30, je vais donc voir les RH et leur explique mon problème. Ils sont morts de rires parce qye déja les deux premières semaines où j'ai travaillé, j'étais malade à crever alors ça commence à faire beaucoup. Je pars à 9h15 en me disant que comme ça, je passerai vite, j'avais un RDV de boulot à 11H. J'arrive 4 personnes devant moi... ARG.
Bon, j'avais amené un bouquin, l'attente, c'est pas grave sauf que, j'avais oublié que j'étais dans un petit village ! Et donc la personne agée assise à coté de moi à commencer à parler à un mec à l'autre bout de la salle d'attente de TOUUUUUUUUUUUUUUUSSSSS les gens qu'ils connaissaient en commun, c'est à dire TOUUUUUUUUUUUSSSSSS les gens du village. Et croyez moi, la 15 ème fois que j'ai entendu et "Et Raymonde, sa fille Paule, elle est toujours bouchère à P**** ?", "Eh non, elle s'est mariiié avec le Pascal, le fils du boulanger de Y***" j'avais des idées de meurte !

A 10h35 je finis par passer. Je ne montre pas TOUS mes bleus au médecin, juste ceux des coudes (des éspèces d'énormes trucs violets de 10 cm de diamètre)et le poignet... Et là il me dit, ah bon, je vais vous prescrire du doliprane, et des antiinflamatoires, mais il faut que vous alliez passer une radio...
"Une radio... OU ????"
"A Saint C*******"
"C'est loin ?"
"Ah non, une petite quinzaine de kilomètres"
ARRRRG

Donc l'aprèm, toujours sur mes heures de travail, me voilà partie vers Saint C passer une radio. Finalement rien de cassé... OUF.

A part quand j'oubliais de ne pas utiliser mon poignet gauche (style quand mon chien me saute dessus, j'ai toujours le réflexe de l'attraper avec les deux mains...), la douleur s'est attenuée avec les médocs.

Mercredi matin, tiens, j'ai la gorge qui me gêne un peu, Madame la Proprio, je peux vous emprunter une lampe de poche ? Ah tiens, c'est tout blanc, ah tiens j'ai une angine ARRRG. Mercredi soir, re Saint *** Aller retour pour aller chez le médecin (le médecin du village m'a dit gentiment que tous ses rendez-vous du soir était pris, il fallait donc trouver ailleurs).

Ah oui, une angine, ah oui, c'est bactérien, prenez des antibios, je vous aurais donné des anti-inflamattoires, mais vous en prenez déja pour le poignet donc c'est pas la peine...

Merci doc, aurevoir....

Je connais donc maintenant cette ville grace à son cabinet de radiologie, son médecin, et sa pharmacie... Youpi !

Et pour la petite anecdote, c'est forcément LE moment où je suis entrain de changer d'affiliation sécu et donc j'ai du avancer les frais ET il va falloir que je me pèle à remplir les feuilles et à les envoyer.... ARRRRRRRRRRRRG

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Décidément, il y a bien matière pour un livre à succès. Hi, Hi, Hi!, ce qu'on rigole à la campagne! Et dans les villes aussi. Continue, tu n'as pas mis de tribulations canines!