samedi 21 avril 2007

Tribulations Toulousaines - Avril 2007 - Les roues

Alors dimanche dernier, je suis partie de chez moi, comme toutes les semaines, en fin d'aprèm, c'est à dire vers 19h avec ma valise, mon p'tit ordi, pour aller chercher ma voiture sur le parking et aller dans le Lot. Après une vingtaine de minutes, j'arrive dans la même allée que ma voiture, qui était garée quelques mètres plus loin. Là je me dis, tiens, c'est bizarre, ma voiture a l'air de pencher d'un coté, peut être que quelqu'un m'a crevé un pneu (et fait chier parce qu'après avoir passé le contrôle technique et qu'il m'ait dit que mes pneus étaient usés jusqu'à la corde et qu'un avait une hernie et risquait d'exploser, j'avais fait mettre deux nouveaux pneus à l'avant). Je continue à marcher jusqu'à ma voiture et là, GRAND MOMENT DE DESESPOIR : ma voiture est posée en équilibre instable sur un crick : on m'a volé 3 roues. Putain putain putain. J'hallucine. ça fait 3 mois qe je bosse, je n'arrive pas à mettre 3 centimes de coté et on me vole mes roues. la misère.
"Allo maman ? on m'a volé mes roues "
"Quoi ? tu rigoles j'espère ??"
"Au ton de ma voix, tu penses que je rigole ? Mais fait chier, comment je vais partir dans le lot moi, sans voiture, et probablement je vais pas pouvoir la récupérer demain, et il faudra que je les prévienne à la dernière minute... ARG"
Bon ben je vais appeler Mondial Assistance (mes nouveaux amis après ma panne du mois d'avant) .
Voilà, le dépanneur est arrivé pour remorquer ma voiture. Il m'a limite engeulé parce que bon quand même vous voyez c'est super chiant à équilibrer votre voitre, parce que du fait qu'il n'y ait plus qu'une roue, forcément ça penche, alors bon quand même ça aurait été plus simple s'ils avaient pris les quatres!!! moi j'ai pensé : "ben écoute gars, au point où j'en suis, si tu veux, la quatrième roues, tu l'enlèves et tu la jettes hein... je sais pas si ça fera une grande différence!"

Et je suis rentrée chez moi avec ma petite valise en me disant que quand même j'étais pas super chanceuse dans la vie.

Le lendemain matin, je me suis levée tôt pour prévenir le boulot que je pouvais pas venir, parce que faire 200 km, sans voiture, c'est quand même plus dur. ensuite aller retour entre l'assistance, l'assurance, le dépanneur et le garage, j'ai du tous les appeler 5 fois que du bonheur, puis je suis allée au commissariat faire la déclaration de vol "Ah désolée c'est 12h01 on ferme à 12h on réouvre à 14h". OOOOKKKKK

à 14h bonjour, voilà vol tout ça tout ça... ok attendez là, une heure plus tard je suis ressortie avec ma déclaration de vol.

Entre temps je suis allée prendre un abonnement au parking du capitole parce que bon si ej remets des pneus pour me les refaire piquer, c'est pas trop la classe... donc 400 euros plus tard, j'avais ma petite carte magnétique.

Je suis aussi allée chercher une voiture prêtée par le garage pour quand même aller bosser le lendemain. Bien sur c'est quand je suis allée au garage qu'ils m'ont dit qu'ils avaient besoin des factures des pneus pour l'expert donc re aller retour chez moi pour aller photocopier les factures.

Le soir, après toutes ces démarches administratives, et après avoir découvert que l'assurance ne prendra en charge que s'il y a des écrous anti-vol sur mes roues, mais que je n'ai pas de factures pour prouver ce fait... je suis repartie sur les routes avec la corsa qu'ils m'ont prêté.

Bon je commence à conduire, il faisait jour, quelques kilmètres plu loin je mets mes codes, ah tiens, le tableau de bord n'est éclairé qu'à moitié, donc j'arrive très bien à réguler ma vitesse quand je suis aux alentours de 90km/H mais par contre quand l'aiguille est vers 50, je vois rien... bon pas graaaaaaave.
Au loin, je vois un énorme orage se profiler, et en plus, j'y fonce, droit devant. Le ciel est noir noir, des éclairs déchirent le ciel. youpi. Il commence à pleuvoir quelques gouttes vu que je m'approche de l'orage et là RE GRAND MOMENT DE DESESPOIR : les essuis glaces ne marchent pas. Or vu la tête qu'a l'orage, je ne pourrais pas conduire sous un truc pareil sans essuies glaces, donc je devrais m'arrêter sur le bord de la route et attendre que ça passe or 1 je suis crevée, c'est 22H30 et j'ai envie d'arriver VITE chez moi pour dormir. 2 c'est rarement une bonne idée quand il n'y a pas de visibilité d'être arreter sur le bord de la route dans une voiture 3 En plus encore une fois, je suis toute seule, il fait nuit et il pleut, est ce que j'ai vraiment envie d'attendre sur le bord de la route dans ma voiture???

Que fait-on dans ces cas, ces grands moments de détresse ????
"Allo maman ??"
"Oui ?"
"J'en ai marrrrrrrrrrre mes essuies glaces marchent pas, je sais pas quoi faire j'en peux plus pourquoi ça m'arrive toujours à moi ???????"
"euuuuuuuh mais nooon t'inquiètes pas, c'est une phase, ça va aller, c'est juste des coincidences, le début d'une nouvelle vie, tout ça, ça va passer, ne t'inquiètes pas on est là"
Et là magique, la route tournait dans une descente et HOP les essuis glaces se sont mis à fonctionner... Et ils ont fonctionné pendant la traversée de l'orage, où même avec les essuis glaces à fond, je roulais à 50km/h tellement on y voyait rien, et après, ils ont fini par s'arreter se remettre en route de manière assez sporadique tout le long du chemin.

Je suis donc arrivée dans le lot tard... mais au moins, je suis arrivée !

Bon, j'espère que c'est la fin de la série noire... j'ai réussi à me persuader que obligé, le prochain truc c'est que je me fais cambrioler... alors j'ai déja commencé à photocopier les factures de mes trucs et à les prendre en photos...
YOUPI

vendredi 20 avril 2007

Tribulations Lotoises - Mars 2007 - La panne

Alors suite à des évènements indépendants de ma volonté, je ne suis partie que tard du Gers où j'avais passé la journée, vers environ 18h, alors qu'il y a quand même plus de 4h30 de route entre le Gers et le trou paumé du Lot où j'habite, et que je devais être en forme le lendemain, pour ma première réunion super importante.

Ok, donc je pars, tout va bien, j'avais fait Toulouse-Gers le matin, ça faisait donc pas mal de route dans la journée... motivée ! Bien sûr, j'avais perdu ma carte de midi-pyrennées et c'était un trajet que je faisais pour la première fois, donc j'ai appelé au moins 3 fois mes parents sur le chemin pour vérifier que j'étais sur la bonne route... vive les portables. en parlant de portable, un ami m'avait prêté un téléphone, parce que le mien, un sharp, ne capte pas dans le lot...

La nuit tombe, c'est des petites routes, parce qu'il faut passer par Condom puis Agen, puis Cahors puis peu de temps avant Figeac, prendre une petite route pour couper à travers champs, en gros, et rejoindre mon village. Bien sûr, il commence à pleuvoir ENORMEMENT. Je me dis GLOUPS : j'ai pas pris mon manteau, j'ai juste une petite veste... pourquoi n'ai-je pas regardé la météo. Je m'arrête à Cahors après plus de 3h de conduite, parce que j'en peux plus, j'ai envie de faire pipi, et j'ai faim. Je m'arrête donc au macdo, où je prends un mac flurry M&Ms (et oui, je suis l'équilibre alimentaire incarné...) au mac do, il y avait des gens bizarres, ça avait l'air pas très propre, donc finalement je me dis que bon, il me reste une heure de route, je vais arriver à tenir jusque chez moi.

Je repars, il caille, il pleut des cordes, il fait toujours aussi nuit, c'est environ 22h, je suis crevée. La route entre Cahors et Figeac est particulièrement mauvaise, c'est une route déserte qui traverse le Causse, des tournants, aucune visibilité, peu de panneaux, bien sûr pas d'éclairage, bref que du bonheur. J'étais assez distraite, je pensais à des évènements qui m'avait énervé dans la journée quand tout d'un coup, mon auto-radio s'arrête. Bon, ça lui arrive parfois, c'est un genre de faux contact, mais d'habitude, il se rallume direct, là, rien à faire, je le tripatouille dans tous les sens, rien. Bon, je relève la tête, et je me dis tiens, c'est bizarre, ça me parait vraiment très sombre l'intéreur de cette voiture. Bon, je dois me faire des idées ça doit être à cause de la lumière de l'auto-radio qui a disparu, c'est pas grave, après tout, c'est normal qu'il fasse sombre, je suis sous la tempête, dans la nuit, donc aucune raison que ça soit lumineux. Je baisse les yeux sur le tableau de bord, et là je me dis M**** le compteur de vitesse affiche 0km/h. Or je suis encore entrain de rouler, donc c'est que le compteur de vitesse ne marche plus. Ca fait chier, mais bon, le compte tour n'a jamais marché dans cette voiture et la jauge d'essence non plus donc bon je me dis juste que ça va être plus problématique, le compteur de vitesse parce que bon quand même avec tous les radars et les contrôles, maintenant, c'est pas mal de savoir à combien en roule... surtout que vu que je suis trop douée, si je le vois pas sur le petit cadran, je sais pas si je roule à 50 ou 90. Bon.
La je regarde devant moi et je me dis "AHHHHH P********************". Eh oui, les essuis glaces fonctionnent au ralenti, dans un balai très gracieux et très lent, et mes phares (je suis en plein phare, c'est la campagne la plus profonde, ça fait une éternité que je n'ai pas croisé une voiture), éclairent à peine comme les codes. Et là, grand moment de désespoir, j'y connais rien en voiture, mais je me dis, cette voiture, elle va s'arrêter dans pas longtemps, la batterie doit être morte, il faut que j'essaye d'économiser le peu de jus qu'il reste histoire d'essayer d'arriver à un village, une maison éclairée ou quelque chose du genre. J'arrête donc les essuis glaces et les feux. Bon, je me dis que ça me sert pas à grand chose d'avoir une voiture qui a encore du jus si je suis morte car j'ai frappé un arbre de plein fouet en roulant de nuit, sous la pluie, sans aucune lumière et donc sans aucune visibilité sur OU EST LA ROUTE... donc je rallume mes codes (histoire d'avoir l'équivalent en lumière des veilleuses) et je fais marcher les essuis glaces toutes les 30 secondes parce que sinon je ne vois absolument rien. Je roule sur environ 300 m, je suis chanceuse, c'est un bout de route qui est plutôt droit. J'arrive en haut d'une petite pente, et là, grand silence, et je me dis ARRRRRGGG, le moteur s'est arrêté, donc vu qu'il me reste un peu de vitesse, je me range bien sur le bas coté. Là je suis donc dans ma voiture, de nuit, sous une pluie battante, seule, dans un endroit désert quelque part sur le causse (j'ignore où, j'ai pas de carte!). Bon. PRESSION : est ce que mon téléphone va capter ??? Je le sors de mon sac et là, MIRACLE, ça capte. Je suis SAUVEE.

Juste à ce moment là, je vois des phares dans mon rétro intérieur, vite vite, je sors de ma voiture, et je fais des grands signes pour que la voiture s'arrête. La voiture s'arrête.
- "Bonsoir, excusez moi, je viens de tomber en panne, et j'ai deux questions, la première c'est est ce que vous auriez une idée de ce que je pourrais faire pour que ma voiture démarre ? et la deuxième c'est où je suis là ????je suis plutôt près de Cahors ou de Figeac ?
- Bonsoir, alors vous êtes à environ 25 km de Figeac, pour votre voiture, il y a eu des signes avant la panne ?
- Oui ( je décris)
- Bon, c'est peut être la batterie qui s'est débranchée, vous avez une lampe torche ?
- Euuuuh non, mais je peux faire de la lumière avec mon portable.

Alors nous voilà, comme des galériens, sous la pluie battante, à essayer d'éclairer au téléphone portable l'endroit où est la batterie pour voir si elle est débranchée (apparemment, non). (mais quand même, je m'auto-congratule : j'ai su ouvrir le capot de la voiture... parce qu'un super pote m'avait expliqué comment faire pour ouvrir et vérifier mon niveau d'huile une semaine avant... concours de circonstances, parce que sinon, j'aurais jamais trouvé ni la poignée pour ouvrir de l'intérieur ni celle sous le capot pour débloquer, ni le truc pour bloquer le capot... ça tient à peu de choses des fois !). Bon en tout cas, le mec ne peut rien pour ma voiture. (il a même appelé un pote qui s'y connait mais bon... à distance, pas grand chose à faire)

J'ai froid, je tremble, je suis trempée jusqu'aux os. Le mec me demande si je veux qu'il me ramène jusqu'à figeac. Bonne question. Déja, j'habite à 35 min en voiture de Figeac, donc même si j'arrive à Figeac, euuuh je fais comment après ??? Ensuite bon, et ma voiture, je fais quoi de ma voiture ??? et surtout : c'est 22H15, je suis seule, personne ne sait où je suis bizarrement, monter dans la voiture d'un inconnu de sexe masculin ne me parait pas être l'idée du siècle. D'un coté, passer la nuit toute seule à dormir dans ma voiture dans la campagne, ça me dit moyen... Grosse hésitation.

Bon dieu merci, j'avais changé d'assurance il y a pas longtemps, et quand ils m'avaient envoyé le nouveau papier vert, je m'étais amusée à le lire, et j'avais vu qu'il y avait un numéro à appeler en cas de panne ou d'accident : Mondial Assistance. donc là je dis au mec, euh non c'est bon vous inquiétez pas, je vais appeler mondial assistance et voir avec eux. La le mec me dit "ah ben vous arriverez jamais à les avoir, bon, vous pouvez essayer, en attendant, je vais attendre au sec dans ma voiture ".

Première tentative, l'appel échoue, deuxième tentative, l'appel échoue, troisième tentative l'appel échoue. Je tiens toujours le papier vert de l'assurance dans la main, pleine d'espoir, et là à la quatrième tentative, ça marche, ça sonne !!! Après plusieurs questions sur quelle voiture, quel est mon nom... elle me dit lesmots magiques "ok, je contacte un dépanneur, ne quittez pas". La je vais voir le mec et lui dit que c'est bon, il peut rentrer chez lui, je vais me débrouiller. La femme revient en ligne et me met directement en relation avec le dépanneur:
-Bon mais alors vous êtes où ?
-Euh sur la D638 entre Cahors et Figeac, et quelqu'un m'a dit que j'étais à environ 25km de Figeac
- Mais c'est quoi la dernière ville que vous avez traversée ?
- Euh, je sais pas trop, je faisais pas attention.
- Bon, mais vous avez passé Grezes ?
- Euh, non je crois pas, je sais pas peut être ?
- Bon ok, mais vous avez conduit combien de temps depuis Cahors avant de tomber en panne ?
- Euh, je sais pas.
- Vous êtes partie à quelle heure de Cahors ?
- Euh je sais pas.
- Mais comment vous savez que vous êtes bien sur la D638 alors ?
-Ah ben ça je sais parce que j'ai suivi les panneaux et c'est bien ce que le mec m'a confirmé.
-Bon, vous êtes dans des tournants ?
- Non, je suis sur une ligne droite, ça monte un peu, je suis en haut, sur le coté droit.
- ok, bon je crois que je vois où vous êtes, mettez vos warning, et attendez moi
Moi, brave, j'appuie sur le bouton des warnings. Là encore, grand moment, il y a rien qui se passe et au bout de 3 sec (3 lonnnnngues secondes), ça clique... et pareil encore un intervalle de 3 secondes avant d'avoir l'autre clic...
-Euh, ben en fait vous arriverez dans combien de temps, parce que je crois que les warnings vont pas tenir tout le temps jusqu'à ce que vous arriviez, donc il faudrait que je les déclenche quand vous êtes sur le point de passer.
-Ah bon écoutez, les warnings, c'est 12 watts, les veilleuses, c'est 6 watts, mettez vos veilleuses, je vous retrouverai comme ça.

Je me retrouve en communication avec la femme de l'assistance une nouvelle fois. Je lui demande ce qui est prévu pour me faire rentrer chez moi, parce que bon le dépanneur va prendre la voiture et moi, et nous amener à son garage... à 40km de chez moi... mais comment je fais après pour rentrer moi ???

elle me dit "ah désolée, il faut attendre l'avis du dépanneur avant de suivre le reste de la procédure"
- Non mais écoutez, il va bien falloir que je rentre chez moi, donc il faudrait déja commencer à faire les démarches, regarder mon contrat, téléphoner à un taxi... ?
-non je ne peux rien faire tant que je n'ai pas l'avis du dépanneur. Bon, rappelez moi quand vous serez avec le dépanneur.

[Heureusement, mes proprios sont sympas, je les avais appelé pour les prévenir que j'allais arriver tard, et que je n'étais pas tombée dans un ravin (rigolez pas, c'est arrivé à des gens qui auraient pu être mes collègues... et on les a retrouvé 3 jours après, pas en bon état). Et au pire, mes proprios pouvaient venir me chercher, mais bon, j'avais quelques scrupules à presque 23h, en pleine tempête de faire faire à mes proprios 1h de route A/R pour venir me chercher.. mais entre les déranger et passer la nuit dans le garage du dépanneur... c'était au moins uen solution de dernier recours!]

J'ai donc attendu, sans lumière, toujours seule, dans ma voiture, la nuit, dans la tempête, j'ai appelé des amis histoire de passer le temps, mais j'avais peur de plus avoir de batterie, donc j'ai vite pris mon mal en patience. Aucune voiture n'est passée pendant les 30 minutes pendant lesquelles j'ai attendu le dépanneur. Et bien sûr, j'avais TROP ENVIE DE FAIRE PIPIIIIIII. Comment j'ai tropppp regretté de pas y être allé au MacDo de Cahors... ça m'aura appris quelque chose : Toujours en profiter quand on a l'occasion, parce qu'on sait jamais ce qui se passera ensuite !

Et tout d'un coup, au loin, miraaaaacle le dépanneur, je suis SAUVEE. Le mec sympa, arrive, regarde deux secondes la voiture, et me dit, ok, il faut la charger. On se gèle, on est dehors, sous la pluie et là, il me dit que non, ce n'est pas de la pluie, c'est de la neige fondue (bon, moi en tant que bête citadine, je fais pas la différence entre l'eau et la neige fondue... mais faut croire qu'il y en a une !!!). 10 min plus tard, on est dans la cabine du camion, et là, j'appelle l'assurance, qui me demande de parler au dépanneur (heureusement, j'ai 8h de forfait !!!). Et là, grand moment aussi, j'ai eu TROP PEUR POUR MA VIE. Parce que forcément, toujours il fait nuit, c'est toujours la tempête, le dépanneur roule à tombeau ouvert sur des petites routes, avec un téléphone portable à la main et de l'autre il tient des papiers qu'il est entrain de consulter. Je commence à me dire que partir en voiture avec l'égorgeur potentiel qui m'aurait ramené à Figeac, ça aurait pas forcément été une mauvaise idée.

Là, le dépanneur me repasse la femme de l'assistance. Là, après consultation de mon dossier me dit, bon désolée, le retour au domicile n'estpas prévu dans votre contrat, par contre on vous remboursera la nuit d'hôtel. Moi : Non mais attendez, il y a pas d'hôtel dans le village où le dépanneur a son garage... donc il faut bien que je dorme quelque part... trouvez moi un taxi, au pire, je le paierai mais il faut que je rentre chez moi. Elle : Ok, bon écoutez, on vous prendra en charge la partie de la course qui correspond aux frais que l'assistance aurait engagé pour une nuit d'hôtel, soit 30 euros... Moi : Ben dis donc, pour trouver un hôtel à 30 euros... mais bon ok, je paierai le reste. Elle : très bien, je fais le nécessaire et je vous rappelle

On arrive au garage du dépanneur, il doit être aux alentours de 23h30. Je suis toujours trempée car j'ai passé pas mal de temps sous la pluie. Or un garage, par définition, c'est ouvert sur l'extérieur, et il caiiilllllle. Le dépanneur regarde plus en avant la voiture, et après quelques sombres manip refait démarrer la batterie et me dit que c'est probablement l'alternateur, et que donc la batterie s'est déchargée petit à petit jusqu'à être vide. Bien. Il ramènera demain la voiture au garage peugeot de Figeac, parce que lui a déja trop de travail. Le temps passe. Vers minuit, la femme de l'assistance appelle : elle est vraiment désolée mais les prestataires taxis qu'ils ont à figeac ne veulent pas travailler ou sont occupés (on est quand même un dimanche soir, où il fait environ 2° dehors, il pleut (apparemment de la neige fondue!) et c'est quand même plus de minuit). Le seul taxi qu'elle a trouvé est à 37km du garage du dépanneur, et le devis est de 137 euros. Or bon avec 30 euros de rembourser par l'assurance, ça ferait 107 euros de taxi, je refuse le devis, en pensant que bon, pour 107 euros, je préfère déranger mes proprios et leur offrir une bouteille de champagne en dédommagement plutôt que de le lacher à un taxi.

Je raccroche donc d'avec la femme de l'assistance, et le dépanneur me regarde : alors quelqu'un vient ?
-Non, le seul devis qu'elle a trouvé c'est 137 euros, c'est trop cher pour moi, donc je vais téléphoner à mes proprios pour qu'ils viennent me chercher.
- Ah non mais vraiment, ils sont nuls votre assurance, bon écouter, moi j'en connais un chauffeur de taxi, sur Figeac, je pense qu'il va venir, attendez, je l'appelle. (parce que quand même le brave homme, lui aussi, il avait pas que ça à faire qu'attendre que sa cliente contacte un taxi à minuit un dimanche soir...)

Et hop, il l'appelle :
LE DEPANNEUR-G, c'est R, j'ai une client là, elle est tombé en panne, il faut qu'elle rentre chez elle, tu peux venir ?
LE DEPANNEUR -oui je sais, moi aussi j'étais au chaud chez moi devant la cheminée mais bon, elle avait besoin d'assistance et puis quand faut y aller faut y aller.
LE DEPANNEUR -ok on t'attend.

Le taxi est arrivé 20 min après. Il m'a ramené chez moi pour la modique somme de 65 euros, et j'ai pu enfin aller me coucher...

Et le lendemain, ma réunion s'est bien passée, c'était tellement animé que je ne risquais pas de m'endormir !

dimanche 18 février 2007

Tribulations Toulousaines - Février 2007 - Les boutons

Le week-end se voulait tranquille, repos, boulot, rangement...

Bien, Samedi, après un repas au restau avec des copines, quelques heures de shopping plus loin, une pause thé, re-shopping. Et là, je devais être fatiguée, je sais pas. Nous étions dans une boutique du centre où j'ai essayé un certain nombre d'articles (par certain nombre comprenez une bonne vingtaine...) et je passe une chemise, et je prend un bouton, la boutonnière était bizarre, c'était plié, je me dis ah tiens, un nouveau style de boutonnière que je connais pas pour que les boutons ne se voient pas. Bien, je boutonne tous les boutons de la chemise, c'était bziarre mais bon ej suis pas choqué.

Sur ce, je sors de la cabine, et là, vendeuse + Amie MORTES DE RIRES. Et oui, j'ai réussi à prendre une chemise totalement NORMALE et à boutonner l'INTEGRALITE DE LA SERIE DE BOUTON DE LA MAUVAISE FACON. Style la fille débilos qui a jamais mis une chemise de sa vie. Hallucinant. Pourtant c'est pas compliqué de boutonner une chemise non ? Vous pensez qu'une personne normal pourrait ne pas se tromper ? Vous pensez qu'une personne qui pour son boulot depuis des années s'habille en tailleur, et donc met des chemises relativement souvent pourraient savoir boutonner sa chemise sans se tromper. VOUS AURIEZ TORT !!!!
Parce que je n'ai pas juste boutonner mardi avec mercredi, l'erreur classique. Non non, les boutons étaient tous boutonnés avec leur boutonnière attitrées. Par contre, au lieu de prendre la boutonnière et de faire passer le bouton par en dessous et le faire ressortir, j'ai fait l'inverse...... sur TOUTE LA LONGUE DE LA CHEMISE..... ARRRGGGGGG.... Je suis trop douée.

Après le déboutonnage et reboutonnage de la chemise, tout s'est bien passé. A 24 ans, c'est normal que quelqu'un doive m'aider à boutonner ma chemise correctement !

vendredi 16 février 2007

Tribulations Lotoises - Février 2007 - La campagne et la santé

Après une nuit où je n'avais dormi que quelques heures ;) ... me voilà chez un de mes amis. Comme des gamins on commence à se battre. Gentiment. Problème, il mesure 1m90 et doit peser 30kg de plus que moi. Bon j'ai de l'énergie à revendre, on se chamaille vraiment. Je tombe plein de fois, ça devient plus sérieux, toujours gentil, mais une vrai lutte s'installe. Je tombe sur mon poignet gauche, je me relève, on continue, bref normal.

Je pars dans le Lot une demi-heure plus tard. Il pleut averse, il fait nuit. Sur les 2h de trajet, au bout d'1h30, je commence à avoir mal au poignet. Puis VRAIMENT mal au poignet. Puis SUPER mal au poignet. Bon j'arrive dans la campagne où j'habite, je prend un doliprane, je mange et je me dis que ça va passer. De toutes manières, je n'ai rien d'autres que du doliprane donc... je n'ai pas trop d'autres alternatives.

Vers 23h je commence à penser sérieusement à aller me coucher : je suis explosée, j'ai besoin de récupérer de ma nuit de la veille. Cependant, mon poignet me lance, est tout gonflé, donc je me dis que m'endormir ça va être dur. Mais bon, je ne désespère pas, je commence à me mettre en pijama. Là je m'aperçois que je suis COUVERTE DE BLEUS. Pas les petits bleus style je me suis légèrement cogné, non, les gros bleus style on m'a frappé avec une batte de baseball...TROP SEXY. Bon, Les bleus, c'est pas joli, mais c'est pas graaaave. donc me voilà en pijama dans mon lit. J'ai atrocement mal, aucune position me soulage le poignet. Je me décide à appeler un médecin.

ARG, je suis dans le lot. Pas internet. donc moi pas connaître les numéros des médecins du coin, (qui m'auraient probablement balancer sur le médecin de garde). en plus mon portable ne capte pas, je n'ai donc accès quau numéro 112, le numéro d'urgence.

"allo, oui, bonsoir, excusez moi de vous déranger, je sais que c'est pas vraiment une urgence vitale, mais je me suis probablement foulé le poignet, j'ai très mal, et je ne sais pas quoi faire"
"Ah mais vous habitez où ?"
"A M*****"
"Ah mais il n'y a pas de médecin qui dessert cet endroit, il faut que vous alliez aux urgences"
"Aux urgences ? Et c'est où les urgences ?"
"Les urgences, c'est les urgences de figeac"

alors là euuuuh gros moment de solitude. Figeac = 35 minutes de voiture. Je suis toute seule, je ne vais pas réveiller mes proprios à minuit pour qu'ils m'amènent aux urgences. Mais je ne peux pas conduire pour plein de raison : Je suis absolument exténuée, il pleut à torret et il fait nuit et en plus j'AI SUPER MAL AU POIGNET ALORS JE PEUX PAS CONDUIRE.

"Mais je ne peux pas conduire, qu'est ce que je fais ?"
"Ah ben mademoiselle écoutez, on va quand même pas envoyer les pompiers pour ça si ?"
"non, non c'est pas vital"
"Bon, ben voilà, alors reprenez du doliprane si c'est la seule chose que vous avez et mettez de la glace"
"J'ai pas de glace, j'ai que ds steacks hachés surgelés"
"Ils sont emballés ?"
"Oui"
"Ben ok, alors utilisez ça, et demain trouvez quelqu'un pour vous amener aux urgences"
"Merci, au revoir"

ARG. Bon en fait dans mon congélateur, il y avait des glaçons, que ma proprio avait gentiment préparé. Je suis allée chez eux pendant qu'ils dormaient parce que je me rappelais que dans leur cuisine, ils avaient quelques médocs (je suis pas allée fouiller dans leur armoire à pharmacie, je sais même pas où est leur salle de bain.) Mais que de l'homéopathie...et j'avais pas l'impression qu'un remède à base de plante allait beaucoup me soulager. donc je suis repartie me coucher, après avoir pris deux autres dolipranes et m'être mis de la glace sur le poignet.

J'ai fini par m'endormir, et même si je me suis reveillée tôt, j'étais quand même plus reposée. Mon poignet ne me lançait plus, j'avais juste mal quand je l'utilisais, j'ai donc décidé d'aller au travail, et de la bas, essayer de trouver un médecin pas trop loin pour qu'il me file des anti inflamattoire.
Je regarde sur les pages jaunes, il y a un médecin dans le village, je l'appelle, il consulte à partir de 9h30, je vais donc voir les RH et leur explique mon problème. Ils sont morts de rires parce qye déja les deux premières semaines où j'ai travaillé, j'étais malade à crever alors ça commence à faire beaucoup. Je pars à 9h15 en me disant que comme ça, je passerai vite, j'avais un RDV de boulot à 11H. J'arrive 4 personnes devant moi... ARG.
Bon, j'avais amené un bouquin, l'attente, c'est pas grave sauf que, j'avais oublié que j'étais dans un petit village ! Et donc la personne agée assise à coté de moi à commencer à parler à un mec à l'autre bout de la salle d'attente de TOUUUUUUUUUUUUUUUSSSSS les gens qu'ils connaissaient en commun, c'est à dire TOUUUUUUUUUUUSSSSSS les gens du village. Et croyez moi, la 15 ème fois que j'ai entendu et "Et Raymonde, sa fille Paule, elle est toujours bouchère à P**** ?", "Eh non, elle s'est mariiié avec le Pascal, le fils du boulanger de Y***" j'avais des idées de meurte !

A 10h35 je finis par passer. Je ne montre pas TOUS mes bleus au médecin, juste ceux des coudes (des éspèces d'énormes trucs violets de 10 cm de diamètre)et le poignet... Et là il me dit, ah bon, je vais vous prescrire du doliprane, et des antiinflamatoires, mais il faut que vous alliez passer une radio...
"Une radio... OU ????"
"A Saint C*******"
"C'est loin ?"
"Ah non, une petite quinzaine de kilomètres"
ARRRRG

Donc l'aprèm, toujours sur mes heures de travail, me voilà partie vers Saint C passer une radio. Finalement rien de cassé... OUF.

A part quand j'oubliais de ne pas utiliser mon poignet gauche (style quand mon chien me saute dessus, j'ai toujours le réflexe de l'attraper avec les deux mains...), la douleur s'est attenuée avec les médocs.

Mercredi matin, tiens, j'ai la gorge qui me gêne un peu, Madame la Proprio, je peux vous emprunter une lampe de poche ? Ah tiens, c'est tout blanc, ah tiens j'ai une angine ARRRG. Mercredi soir, re Saint *** Aller retour pour aller chez le médecin (le médecin du village m'a dit gentiment que tous ses rendez-vous du soir était pris, il fallait donc trouver ailleurs).

Ah oui, une angine, ah oui, c'est bactérien, prenez des antibios, je vous aurais donné des anti-inflamattoires, mais vous en prenez déja pour le poignet donc c'est pas la peine...

Merci doc, aurevoir....

Je connais donc maintenant cette ville grace à son cabinet de radiologie, son médecin, et sa pharmacie... Youpi !

Et pour la petite anecdote, c'est forcément LE moment où je suis entrain de changer d'affiliation sécu et donc j'ai du avancer les frais ET il va falloir que je me pèle à remplir les feuilles et à les envoyer.... ARRRRRRRRRRRRG

Tribulations Parisiennes - 1998 - Les lentilles

Situation : j’ai des lunettes, je trouve ça moche je veux des lentilles, direction, l’opthalmo.
« Ok, alors on va essayer, bon vous pouvez pas avoir des lentilles souples donc je vais vous donner des dures, c’est un peu plus long pour s’habituer, mais pas impossible vous verrez »
Moi, crédule : « Parfait, essayons ! »
Je me retrouve deux minutes plus tard avec des espèces de bout de verres dans les yeux. On ne peut pas dire que ma vision soit meilleure, en effet, ça me fait tellement mal que je ne peux PAS ouvrir les yeux. Au bout de quelques minutes, ça va mieux. J’ai mal à chaque fois que je bats des paupières, mais j’arrive à garder les yeux ouverts assez longtemps pour me déplacer trèssss lentement.
« Vous pouvez rentrer chez vous, revenez dans une heure »
Une heure de souffrance épouvantable (je suis très douillette il faut dire). Je reviens chez l’opthalmo.

« Bon alors, ça a été ? »
« Moyen, bon c’est douloureux quand même hein ? Et puis j’ai une sensation bizarre aussi, et je vois pas très bien »
« Ah faites voir »
Elle regarde.
« Ah non, mais ça va pas du tout ça, la lentille a fait ventouse sur votre œil, c’est pas bon du tout vous auriez du les enlever ! »
Mmmm alors jamais mis de lentilles, donc jamais enlever de lentilles, et comment j’étais censée savoir que c’était bizarre et pas NORMAL ?

Après moults essais, tous pour en arriver à la conclusion de « Ah oui, les lentilles ne vous vont vraiment pas, il faut un autre dispositif, je consulte à l’hôtel dieu dans Paris, il faudrait que vous veniez ».

Ok, alors l’hôtel Dieu, à environ 1h en transport en commun de chez moi, n’est ouvert à la consultation que dans les horraires de journées. Or j’étais au lycée, pas forcément le bon plan pour manquer les cours. Mais je suis motivée, donc un mercredi matin, me voilà partie avec ma maman pour l’hôtel dieu.

On arrive pourtant à l’ouverture, mais salle d’attente absolument bondé. Après 2h30 d’attente, on voit enfin arriver mon opthalmo. Elle m’installe sur un appareil et là, miracle « Oula, mais vous avez une cornée très très plate en fait, c’est normal qu’aucune lentille de taille standard ne vous aille. Attendez, j’appelle les internes, il faut qu’ils voient ça, c’est assez rares.
Défilés de blouse blanches, avec divers commentaires sur le fait que mes yeux sont VRAIMENT hors normes. Youpi. Qui a dit bête de foire ???

Et ensuite hop trois minutes pour me faire une prescription pour des lentilles HORS NORMES qui vont aller à mes yeux HORS NORMES !

Des lentilles dures, d'un très grand diamètre. En résumé : des GROS bouts de verres pour mes yeux. J'ai mis 1 mois à ne les mettre que le week-end chez moi. Puis je les mettais au lycée, mais que le matin, et pas les jours où il y avait des contrôles (2 mois), ensuite je les mettais jusqu'à la pose de l'après-midi, mais toujours pas quand il y avait des contrôles (2 mois) et ensuite toute la journée sauf si contrôle (1 mois) et ensuite tout le temps... OUAIIIIIS !!!!!

Et maintenant tout va bien, je peux les garder longtemps, dans des avions, dans les endroits enfumés, ça me gêne un peu, mais rien de grave. Par contre dès que j'ai une poussière dans l'oeil oulalalala ça fait mal, mais bon, toujours mieux que d'avoir des lunettes !

Je ne regrette pas :
- Les lunettes qui s'embuent avec la tasse de café/thé
- Les lunettes qui s'embuent quand on revient du froid et qu'on entre dans une pièce chauffée
- Les lunettes qui s'embuent quand on ouvre le lave-vaisselle
- Les gouttes d'eau sur les lunettes quand il pleut
- De ne rien voir quand je vais à la piscine et donc d'avoir trop peur de jamais retrouver mon sac à dos/ma serviette/mes tongs...

Et surtout, enlever ses lentilles avec une petite ventouse pour épouvanter tous les gens autour, qui ont l'impression qu'on va s'enlever l'oeil, ça n'a pas de prix !

Tribulations Lotoises - Janvier 2007 - Le trajet

J’ai fait ce trajet trois fois déjà, deux fois pour aller passer les entretiens, et une fois pour aller visiter l’appart que j’ai finalement loué.

Première semaine de boulot. Je repars jeudi soir, j’avais un dîner prévu chez des amis à Toulouse à 20h. En partant à 17h du boulot, je me dis confiante, bon le trajet dure environ 2h, tu devrais t’en sortir, et tu auras même le temps d’acheter une bouteille de vin.

Arrêt au supermarché de Machapelle-Lavinal, j’achète ma petite bouteille de vin. Il commence à faire nuit, il pleut, mais je suis confiante. 50 m après, je me fais arrêter par un gendarme, contrôle des papiers. Rien de grave si ce n’est que j’étais entrain de changer la station de radio, j’ai failli l’écraser… bon. Il me dragouille, où vous habiter, ah bon, vous avez un chien, vous faites quoi dans la vie, tout ça, tout ça, on échange des banalités, soyez prudente blablabla.

Je repars. J’ai donc perdu 30 min. Bon j’ai encore une marge, tout va bien. Au fond, à l’endroit où je devais tourner à droite, je sais pas, j’ai hésité, et finalement j’ai pris à gauche. Pourquoi, le mystère, reste encore complet (parce que je SAVAIS que c’était à droite que je devais tourner). Il fait nuit, je ne reconnais rien, il commence à BEAUCOUP pleuvoir. Au bout de 20km, je n’ai pas vu le nom d’un village que je connaissais. Je vois un panneau direction BRIVE. Oula. Je veux aller à Toulouse. Je suis nulle en géographie, à un point incroyable, mais il me semble néanmoins que Brive c’est pas exactement sur ma trajectoire. Donc là, je me dis, non je me suis trompée, je le savais, j’aurais du prendre à droite ARG. Donc demi tour. Bon. Retour au croisement, là je prends donc tout droit… logique. Seulement avec la pluie tout ça tout ça, j’ai pas vu l’endroit où j’aurais du tourner peu après sur la droite, histoire de passer par une départementale toute droite, sur laquelle il est donc très facile de rouler. Je m’enfile dans des petites routes escarpées. Je ne reconnais toujours rien. Je réalise que tiens, je n’ai pas de carte. Mon portable ne passe pas. Je ne croise ABSOLUMENT AUCUNE VILLE, ni AUCUNE MAISON où demander mon chemin. Il pleut. Je vais être en retard. PRESSION…… J’aperçois une maison avec de la lumière. Il est rarement très intelligent, pour une jeune fille de s’arrêter de nuit, dans un endroit qu’elle ne connaît pas pour frapper à la maison d’un inconnu. (Et si jamais c’était un psychopathe, et qu’il me coupait en morceau pour nourrir son poisson rouge ??? Qui se douterait que je suis allée par là alors que c’est clairement pas le chemin pour rentrer chez moi ???) Bon, malgré ces considérations joyeuses, que faire d’autre ? Je n’ai pas la moindre idée d’où cette route me mène, il faut bien que je m’en sorte ! Heureusement, c’est une gentille mère de famille qui me répond. « Si si, c’est bon, vous pouvez passer par là, continuez, au bout d’un moment vous verrez les panneaux pour rejoindre l’autoroute. »

Très bien. Je suis les indications. Il fait nuit, et la pluie est maintenant devenue déluge. Je ne vois aucun panneau en plus de 25 minutes de trajet. Est-ce que Madame l’inconnue m’a donné de bonnes indications ? Si oui, est ce que j’ai réussi à les suivre ou ai-je loupé l’embranchement pour aller vers l’autoroute ? Je me vois conduire jusqu’au petit matin où jusqu’à n’avoir plus d’essence au choix, j’inventorie déjà ce que j’ai en nourriture dans la voiture (réponse, des peaux de clémentines et des sachets de thé, pas de quoi tenir bien longtemps !!)… Pas une pensée heureuse. Pas une pensée heureuse non plus d’appeler les potes chez qui je devais aller dîner pour leur dire ne m’attendez pas, j’ai réussi à me perdre sur un trajet que j’ai déjà fait 3 fois…
Et là, Oh miracle, je vois enfin le panneau de l’autoroute. Je suis sauvée ! Bizarrement, j’arrive au même rond point que si j’avais pris ma super route toute droite, juste une entrée après. Après consultations d’une carte quelques jours après… j’ai bien fait un détour de 50km… youpi !

Alors quand un de mes collègues me dit « Ah oui, mais vous aussi vous passerez bien 30% de votre temps en déplacement dans le département », étrangement, j’ai légèrement blémi ! A quand le GPS ? (Déjà, il serait judicieux que je retrouve ma carte du lot)

Tribulations Irlandaises - 2006 - La monnaie

Dans une petite boutique, je suis partie m’acheter un soda. Pour une fois, voulant me débarrasser du maximum de monnaie, j’avais préparé à l’avance mes petites pièces. J’ai acheté deux bouteilles de jus de cassis ribena (c’est trop bon le jus de cassis ribena, quel dégoût, on n’en trouve pas en France), et préparé 2,30£. A la caisse, la caissière me baragouine en anglais avec un accent irlandais horrible, je ne comprend rien, mais elle me dit en gros, vous auriez pas 20 centimes ? Et je me dit ah non, elle va accepter ma ferraille, je veux pas payer avec mes grosses pièces. Donc, je lui dit, assez brutalement « Non, je n’ai pas d’autres pièces ». Elle me regarde d’un air bizarre et me dit bon ok, et encaisse l’argent.
Je pars. Je fais 25 mètres, et regarde les bouteilles. Le prix n’était pas 1,15 par bouteille, c’était 1,25 !!! Donc elle ne refusait pas ma ferraille, mais me demandait l’appoint, le JUSTE PRIX DES DEUX BOUTEILLES SOIT 2,50£. La honte totale. En gros j’ai refusé relativement brusquement de payer le prix de ce que je voulais acheter. Mon dieu. Pour les gens qui me connaissent, ils doivent comprendre que ça m’a rendu malade. C’est horrible. Moi, j’avais fait ça ? J’avais trop HONTE d’y retourner, et en même temps j’étais rongé de culpabilité. Pourtant bon 20 centimes, c’est pas grand chose, mais c’était la manière dont ça c’était déroulé… Alalala. J’ai du mettre 4h à m’en remettre, mais là, rien que de le re-écrire, j’ai honte. Maintenant je comprends pourquoi, pour le moindre achat, je ne fais JAMAIS l’appoint mais donne toujours plus pour qu’on me rende la monnaie !

Tribulations Ecossaises - Automne 2005 - Le B&B

Avec Ex9, nous sommes sur une petite ile de l’ouest de l’écosse. Il est 18h, on se dit qu’on devrait chercher un endroit pour dormir. On commence à s’arreter dès qu’on voit un panneau. « Full, sorry ». « Sorry, we’re full » « For tonight ? sorry, we’re full ». La nuit tombe. Il commence à pleuvoir (normal, on est quand même en écosse. On se rend compte que la route par laquelle on est passé, est une impasse, elle ne fait pas le tour de l’ile, si on continue comme ça, il reste un village à 15km et après plus rien, on sera obligé de faire demi tour si il n’y a rien dans le village (et celui-ci, sur la carte en tout ca a pas l’air grand). On rebrousse chemin. On s’arrete partout. Full, Full, Full. On s’arrete à un hotel, « We have rooms ! » (YEAHHH) « How much for the night » « 180 pounds » « Err no, thanks, bye »
On se regarde avec Ex9, on est perdu en écosse, on ne trouve pas où se loger, il fait nuit noire, il pleut averse, et le seul truc qu’on trouve est super cher, mieux vaut encore passer la nuit dans la voiture. En plus il est trop tard pour prendre le dernier ferry et arriver sur le continent. Qu’un seul choix, continuer notre quete. De B&B en B&B, l’ambiance se fait pesante dans la voiture. Tout est complet, on a faim, Ex9 est fatigué (c’est crevant d’être concentré pour conduire, toute la journée, en particulier quand il faut conduire à gauche) On se voit déjà dormir dans la voiture, en ayant déballé toute notre valise pour s’enfouir sous le tas de fringues et se tenir chaud, tout en mangeant nos maigres provisions de pique nique.

Et là, on s’arrete, une dernière fois et OH MIRACLE, ils ont de la place. Ils nous expliquent qu’ils viennent juste de rentrer, il y a une vingtaine de minutes, et c’est donc pour ça qu’ils n’ont personne. Ils sont trop sympa, c’est la maison du bonheur. Lui est le policier/coiffeur/plombier du village, et elle travaille dans la gendarmerie dans une petite ville des environs. Ils ont un super gros chat, apparemment à moitié sauvage, un tarrarium avec un serpent, une énorme araigné dans un autre. Ils nous expliquent qu’ils ont aussi 17 furets et 2 chouettes. Des chouettes ? « Yeah, do you want to fee the owls ? » Moi « Sure », il parlait super vite, j’avais rien compris à ce qu’il avait dit, Ex9 était dans la salle de bain, je suis parti avec le mec. Je me suis retrouvé dans une énorme volière dans le jardin, Hop, il m’a mis un énorme gant en cuir dans la main, Here, il m’a donné une souris morte à attraper, tends le bras ! Et là, une chouette a pris son envol pour venir se poser sur le gant et déchiqueter la souris par petits bouts pour l’avaler. Ca en l’espace de 5 minutes après être arrivé… Hallucinant non ?
Ils nous ont expliqué ensuite que ces chouettes, ils les avaient recueillies. Beaucoup de gens ont abandonné des chouettes, avec les bouquins d’Harry Potter, de nombreux enfants ont réclamé des chouettes, mais ça demande de la place, de l’entretien, ça fait du bruit… bref, beaucoup en ont eu vite marre et s’en sont débarassés. Ils nous ont dit que la chouette qui était venu manger la souris sur ma main, en fait, au début, elle avait peur de l’espace, ses anciens propriétaires l’avaient gardé dans une toute petite cage, donc elle n’osait pas s’en voler, et avait très peur des espaces ne serait qu’un peu grand, comme la volière. La femme a donc du promener la chouette à bout de bras dans le jardin et dans la volière tous les jours pendants 3 moi pour réhabituer la chouette à l’espace…
Pas mal non ?

Tribulations Toulousaines - Eté 2006 - Les clefs

En cours de mastère, au bout d’une quarantaine de minutes (sur un cours de 4h)
Tiens, c’est bizarre, je crois que c’est mon téléphone qui vibre, j’attrape mon tél dans mon sac, ARG 13 appels en absence, qui peut bien m’appeler 13 fois ARG et là je réalise, je met la main dans ma poche et j’ai les clefs de Ex9. Je met les mains dans mon autre poche, et j’ai mes clefs. ARG je l’ai enfermé à l’intérieur. ARG le seul jour où il avait un truc super important à faire dans la matiné pour lequel il devait pas être en retard. ARG. Je me lève et je cours vers la porte, pour sortir. Je tél,
« oups, oui, j’ai tes clefs, comment on fait »
« tu peux pas me les ramener »
« ben j’ai cours, et en plus, c’est la grève des bus si tu te rappelles donc je vais mettre plus d’1h à venir, tu peux pas venir les chercher ? »
« Oui, mais comment je sors de la maison ?? »
« Ben on est au RDC t’as qu’à sortir par la fenetre »
« Oui, mais ensuite tout le monde peut rentrer !! »
« Oui, mais tu repousses les volets, ça se verra pas, il y a pas des gens qui tous les jours testent nos volets pour savoir si derrière, on a laissé les fenêtres ouvertes »
« Bon j’arrive »

Je re-rentre dans la salle de cours, le prof me regarde de manière interrogative « désolée monsieur, mais j’ai enfermé quelqu’un à l’intérieur, d’ailleurs il va venir récupérer ses clefs, donc je ressortirai tout à l’heure » Classe morte de rire…

Une demi heure après les clefs furent récupérées, il est allée referme les fenetres, les volets, la porte… et a pu enfin aller travailler.

Le plus mortifiant : il ne m’en voulait même pas et ça l’a fait rigoler, alors que moi j’ai été rongée de culptabilité pendant au moins une semaine.. ARG

Tribulations Gerçoises - Eté 2005 - Les mouches

J’ai besoin de lire avant de m’endormir.
Chez ma grand mère, j’attrape donc un bouquin, et je commence à lire. Il y a une mouche, ça m’énerve. Bon elle se pose de temps à autre, mais le bruit m’énerve, donc j’arrive pas à m’endormir, donc je continue à lire un peu. Une deuxième mouche arrive. Ca m’énerve, mais bon, les deux mouches sont silencieuses de temps à autres, donc, je me dis que je vais lire encore un peu et qu’ensuite je m’endormirai tranquillement.
Le nombre de mouches augmente graduellement, à une dizaine de mouche, les périodes silencieuses sont maintenant inexistantes, je décide de faire quelque chose. J’allume dans le couloir, j’éteins dans la chambre, et je fais donc sortir les mouches.
Après 15 minutes de ce stratégème, je suis maintenant pleinement reveillé, j’ai besoin de lire pour me rendormir. A mouche Numéro 3 qui est attiré par la lumière, je décide d’arreter là le cycle infernal et je vais me coucher.
Je me réveille 10 fois en sursaut parce qu’une mouche tourne près d’une des mes oreilles ou se balade sur ma tête. J’ai peur d’en avaler une, qu’elles pondent des œufs dans mes yeux, dans mes oreilles BBBAAAAAH. Impossible de me rendormir. C’est 4h du mat, je descend en me disant que reveillée pour réveillée, autant me lever et faire quelque chose.

Mes parents finissent par se lever, mais vu que j’étais dans le bureau, ils ne m’avaiaent pas vu. J’arrive dans la cuisine, « Tu as bien dormir ??? » « NON IL Y AVAIT DES MOUCHES DANS MA CHAMBRE, je me suis endormie vers 1h30, réveillée 10 fois et je me suis donc levée vers 4h » Gmère « Ah oui, dans cette chambre, il y a des mouches, il doit y avoir un nid derrière les volets, mais bon disons que la chambre d’à coté le matelas est moins confortable… »
Ca partait d’une bonne intention, mais mieux vaut une nuit de 7h sur un matelas inconfortable qu’une nuit de 3 h sur un matelas confortable non ???
Alors next time : j’apporterai mon truc à brancher anti-mouches, pour un sommeil serein.

Tribulations Bostonniennes - 2003 - L'ascenceur

Un pote voulais venir récupérer un truc chez moi à Boston. J’habitais au 4ème étage, deux semaines après mon arrivée l’ascenseur était tombé en panne, n’avait pas marché pendant 3 mois et demi, et venait d’être remis en service depuis deux jours.

« Cricri, t’es chez toi ? »
« Oui, pourquoi, t’es où ? »
« Je suis coincé dans ton ascenseur avec 3 autres filles, les portes se sont fermées au RDC, et ça ne bouge pas et les portes s’ouvrent pas, tu peux venir pousser sur les portes ? »
« Errr j’arrive »

Poum poum sur la porte,
« A, t’es là ? »
« Oui, vas y essaye de pousser la porte, je vais faire pareil de mon coté. »

Je regarde la porte de l’ascenseur. Elle est constitué d’un seul panneau coulissant. Pas de poignée, pas d’espace où mettre les doigts, rien. Déjà, je suis pas quelqu’un de musclé alors même avec des prises, j’aurais douté de ma capacité à forcer une porte d’ascenseur, mais là, n’étant pas la femme araignée, je ne vois pas comment je pouvais exercer un minimum utile de force sur la porte. Mais, bonne amie, je m’exécute.

Rien ne se passe. Sans surprise.
« Bon ben écoute A, t’as qu’à appuyer sur la sonnette d’alarme de l’ascenseur parce que je vois pas quoi faire d’autre. »
« Ca marche pas, il y a rien qui se passe, je vais appeler les pompiers »
« Ok, ben écoute bon courage, je vais pas rester devant la porte de l’ascenseur, parle aux filles qui sont avec toi, je remonte chez moi. »

Une dizaine de minutes après, je redescends pour voir si les pompiers sont arrivés. Oui, ils sont bien là. Ils n’ont pas réussi mieux que moi à ouvrir, ou entrouvrir la porte de l’ascenseur. Non, non, ils l’ont donc attaqué au chalumeau pour créer un espace suffisant pour faire passer une espèce d’énorme pince métallique électrique qu’ils vont pouvoir ensuite ouvrir de manière mécanique avec le moteur pour exercer suffisamment de pression pour plier la porte de l’ascenseur.

Je suis donc entrain de regarder les pompiers exploser la porte de l’ascenseur tout nouvellement remis en service.

Une fois que la porte de l’ascenseur ressemble à un paquet de tôle ondulé, A et les filles sortent de leur prison. Je rends ses trucs à A.

Ma coloc arrive : « What happenned with the elevator ? »
« Errr, you remember A ? Well he was stuck inside, and the firemen had to cut the thing open »
« Whaaaaattt ??? Again, we have to take the stairs ?? »

Mais 3 mois après, l’ascenseur a été remis en service, 2 semaines avant le déménagement.. ouf

Tribulations Toulousaines - Eté 2006 - Le vélo

Back in Toulouse, enterrement de vie de JF d’une amie.

Une amie de l’amie me contacte :
« Alors le programme c’est qu’on se lève à telle heure, on va là et ensuite on fait du vélo au bord du canal pour aller de là à là, tu verras c’est pas loooooiiin. »
Moi « Euh non le vélo, vraiment non, je crois pas que ça va être possible parce que tu vois quand même, euh la dernière fois non ça c’est pas vraiment bien passé, et puis euh, je peux pas vous rejoindre après plutôt ??? »
« Mais non, allez tu verras, ça sera sympa, on te pretera un vélo, en plus c’est pas loin et le bord du canal c’est tout plat !!! »
Moi : « Ok, je vais réflechir, je te recontacterai »

Ne voulant pas faire la fille qui veut rien faire, j’en parle à d’autres amis. Tous sont du même avis, oui, le canal, il y a pas plus plat, tu verras, ça va être sympa et tout, tu aurais tort de pas y aller… Et point de vue logistique, coté voiture, c’était effectivement plus simple que je suive le groupe. Donc ok, me voilà encore à dire oui, à un truc pour lequel j’étais pas motivée…
Ca a moyennement commencé quand j’ai regardé les vélos et que je suis dit, oulalalalala. En effet, je suis petite. Or tous les vélos là, c’était des vélos GRANDS pour ADULTES, pour gens qui font pas que 1m60. Or pas toucher par terre quand on fait du vélo et qu’on est pas très douée, pour moi c’était un no no. Heureusement, une amie qui a vu le désespoir s’inscrire dans mes yeux, et qui était au courant de mes hésitations initiales a pris le vélo de son frère (un peu trop grand pour elle, mais elle était soit disant habituée) pour me laisser le sien. A ma taille donc. Un ange. Merci encore à cette amie, qui a vraiment sauvé ma journée, parce qu’après, ça c’est super bien passé, et je n’ai pas eu mal pendant 10 jours, donc ça aurait été bête de me priver d’une balade sympa comme celle là … comme quoi, j’ai raison de me forcer… parce que quand même, souvent ça se passe bien !

Tribulations Irlandaises - 2006 - Le vélo

Sur une petite ile, avec Ex9.
On est motivé, l’île n’est pas grande, il me propose de faire du vélo pour faire le tour de l’île. Moi, je suis moyen motivée, ça fait des lustres que j’ai pas fait de vélo et j’ai des doutes quand à mes capacités d’endurance, tout ça tout ça. « Mais siiiiiii, ça va être biiiiiien, tu verraaaaaaassss et c’est pas pentuuuuu ». Ok, je me laisse convaincre.
Au bout de 10 minutes de vélo, j’ai super mal à l’entrejambe, c’est horrible. Au bout de 20 min de vélo, je ne sais plus quoi faire, j’ai l’impression que me suis entrain de me broyer les os de l’intérieur, elle est en plomb la selle ou quoi ? Ca faisait super longtemps que je n’avais pas fait de vélo. J’ai mal comme c’est pas possible. Je n’arrive pas à regarder le paysage, parce que dès que je tourne ma tête plus d’un quart de seconde, le vélo tourne avec ma tête. (intérêt de la visite, assez limité donc…) Ex 9 est tellement loin devant moi, que je ne le vois plus. Je suis désespérée. Maintenant, ça fait 20 minutes au moins qu’on est parti, donc en toute bonne logique, on va au moins mettre 20 minutes à faire demi tour. M’appuyer sur la selle c’est plus possible, donc j’essaye de faire du vélo debout. N’étant pas une grande sportive, au bout de 2 min, j’en peux plus, donc je me rassieds, au bout de 2 min, j’en peux plus donc je me relève… FUN.
On rentre au B&B, je ne marche pas normalement tellement j’ai mal. Ex9 a super mal lui aussi, mais en plus il a des crampes toute la nuit à cause de l’effort physique (moi j’ai tellement pas de muscles, que j’ai jamais de crampes, c’est déjà ça de gagner…)

Bien sur, nous avions loué les vélos pour 24h, donc le lendemain matin, pas découragé, on repart. Au bout de même pas 10 min, j’avais les larmes aux yeux tellement j’avais mal, heureusement, on était arrivé à l’endroit où on voulait s’arrêter pour aller marcher je sais plus où. Quand on redescend d’être aller voir une splendide petite église, rien que le fait de regarder le vélo me fait des frissons dans le dos « no wayyyyyyyyy, am I going to get back on this ». Donc je commence à marcher à coté du vélo en le poussant. Ex9 compatis, parce que lui aussi il a mal, mais bon, il est plus résistant à la douleur que moi (c’est pas dur) donc lui il pédale. Je me rend vite compte qu’en marchant, les 10 minutes de vélo en fait ça va donner 30 minutes à pied. Donc tout en maudissant cette idée, je remonte sur le vélo pour faire le reste du trajet, et là, on rend ENFIN ces vélos. J’ai eu mal pendant plus de 10 jours. Youpi.

Tribulations Rémoises - 2001 - Ex3, le mot de maman

Un we à reims, les parents de Ex3 ne sont pas là, mais en vacances. Moi, j’ai les clefs de chez moi depuis que j’ai 7 ans. Les seuls mots que je peux trouver c’est « achète du pain, si tu veux, j’ai mis l’argent dans le tiroir », « n’oublie pas que ce soir tu as RDV chez le dentiste » et la variante plus rare « il y a de la guiche au frigo ».

Là, une demi page A4 était couverte d’instructions écrites au stylo rose du style :

1 N’oublies pas de fermer la porte à clef
2 N’oublies pas de nourrir le lapin
3 J’ai laissé la clef de la voiture ici
4 N’oublies pas de téléphoner à papi et mami
5 Si le téléphone sonne et que c’est X, dis leur que nous sommes en vacances et qu’on rentre pour une semaine (vu que c’est la vérité, on se demande ce qu’il leur aurait dit sans ce mot)
6 N’oublies pas d’arroser les plantes
7 Fais attention sur la route
8 J’ai fait le plein avant de partir
9 En cas de problème, tu peux demander aux voisins de t’aider.
10 Si les voisins ne sont pas là, tu peux aller demander à papi et mamie
11 Tu peux nous joindre à tout moment à ces numéros (suivi d’une liste de 4 numéros, les trois portables de la famille, le numéro du camping…)
12 Pour manger, il y a ça, ça, ça ça, ça ça ça ça et ça dans le congélateur mais sinon, tu peux aller faire les courses.
13 N’oublies pas de prendre ta ventoline si tu fais de l’asthme (non, non, à 20 ans, il va se rebeller)
14 Serre bien les robinets de la salle de bain, comme d’habitude, pour pas que ça goutte. (comme tous les jours que dieu fait)
15 J’ai préparé la machine à laver en mettant la lessive et le programme, rajoute tes affaires et lance la machine
16 Si tu fais une machine, n’oublies pas de l’étendre
17 N’oublie pas de fermer le portail en partant
18 Ne laisse pas le lapin tout seul dehors de la cage
19 Si le lapin a un problème voici le numéro du véto
20 S’il y a un gros problème appelle la police, les pompiers ou le samu.

On rentre dans une semaine, bisous mon grand.

Ca fait beaucoup non… quand on a 20 ans ???

Tribulations Bostonniennes - 2004 - L'allergie

Un jeudi, à l’avant veille d’un week-end de 3 jours (lundi férié)
Je reviens du fitness, il faisait très froid. Je rentre chez moi, je vois que sur mes genoux et mes coudes, j’ai des espèces de grande plaque rouge, qui me chauffe. Pas de boutons, ni rien, juste des plaques. Bon. Pas d’affolement, ça doit être la sueur, le froid, tout ça tout ça, ça va passer.
Le lendemain bon, les plaques grandissent. Et maintenant ça me démange beaucoup. Bon, pas grave, je vais aller m’acheter de la crème calmante à la cortisone, ça va passer.
Ca me gratte beaucoup. (et quand on se gratte 40% de son corps en permanence pendant les cours, ça fait vite désordre, style la fille qui a des puces). Bon samedi se passe, ça gratte et ça commence à enfler un peu, et les plaques grandissent grandissent, j’en ai sur les mains (heureusement, mon visage est épargné, alors vu qu’il fait –25, je suis assez couverte pour que ça ne se voit pas) et je m’aperçois que sur les mains au moins, en plus du rouge, j’ai plein de petits vaisseaux qui commencent à éclater. Pas bon signe, mais bon voilà, c’est le week-end, en plus le lundi est férié, donc le centre médical gratuit de l’université est fermé jusqu’à mardi matin… Bon ça gratte, mais ça a pas l’air mortel, je décide d’attendre. Au cours de la soirée chez des potes, quand même, je m’aperçois que je commence à avoir du mal à rester debout et à marcher : ma peau enflée des genoux me fait mal. ARG

Je finis par rentrer chez moi vers 3h. J’enlève mes fringues et là je me dis que bon, il faut que je fasse quelque chose, parce que clairement, ça empire, ça me gratte et ça enfle. Avant de faire quoique ce soit, j’appelle mon assurance. En effet, je connais les couts de la santé la bas, et je me dis que si je vais aux urgences pour un truc qui n’est pas urgent, si ça se trouve ils vont refuser de me rembourser…et on ne parle pas de 50 euros comme en France. Donc après avoir eu 5 interlocuteurs de mon assurance française, ils me disent que c’est ok, je peux aller aux urgences, tout sera pris en charge. Parfait. J’appelle mes parents pour leur dire ça. En effet, il est donc 9h en France. Je m’endors pour quelques heures, et ensuite, je téléphone à l’accueil du campus : « Bonjour madame, connaissez vous des cabinets médicaux ouverts le dimanche »
« Attendez, je vous passe le service qui s’occupe du médical »
« Oui, quel est votre problème »
« Ben je crois que je fais une réaction allergique, et j’aurais besoin de voir un médecin »
« Ok, ne bougez pas, on arrive, on va vous amenez en voiture aux urgences. »
« Non, non mais c’est pas la peine, c’est pas si grave »
« Si, si c’est la procédure. »
20 min après, la police du campus est venu me chercher en bas de mon immeuble pour m’amener aux urgences voisines.

Les urgences un dimanche, comme dans tous les pays, après 4h d’attente, je finis par rentrer dans une salle d’examen, je me met la petite blouse super sexy. L’interne arrive, ah oui, vous avez une allergie. Moi errrr oui. Bon tenez, prenez ça, pour l’allergie, ça pour protéger votre estomac du truc anti allergie, vous pouvez acheter ça dans n’importe quel CVS (pharmacie) et vous verrez, dans 4 jours plus rien.

Parfait, je vous dois combien : rien du tout, vous recevrez les factures.

Et effectivement, pour un médicament qui s’achete LIBREMENT SANS ORDONNANCE en pharmacie (mais bon, comment savoir, c’était la première fois que je faisais une réaction du genre), j’ai reçu des factures toutes les semaines pendant deux mois pour un montant total de 459 dollars !!!

Je m’estime heureuse. Un de mes amis était tombé inconscient dans la rue devant une boite (probablement sous l’effet de l’alcool)… Embarqué par une ambulance, il s’est retrouvé à l’hopital. En se reveillant le lendemain, il a appris qu’ils lui avaient fait subir je ne sais combien d’examen. Il n’avait rien. Il a reçu une facture de plus de 11 000 dollars !

Alors vive les assurances… le seul problème étant qu’il faut avancer les frais pour celle que nous avions pris, donc si dans le cas de 450 $, c’est pas trop grave, je me vois mal appeler mes parents en leur disant « coucou Père, oui, hier, j’ai trop bu, j’étais avec des amis mais tout d’un coup je sais pas ils ont du partir, je suis tombé dans la rue, une ambulance m’a ramené, ils m’ont fait plein d’examens parce qu’ils savaient pas ce que j’avais, bon j’ai rien hein, ne vous inquiétez pas, ils nont absoluement rien trouvé, c’était probablement juste du à l’alcool. Dit Père, tu peux me faire un virement de 11 000 euros s’il te plait ? »

Tribulations Parisiennes - Eté 2002 - L'agence d'interim

J’étais au front office, donc je prenais les commandes, c’est à dire les demandes des entreprises pour un intérimaires. Après avoir pris les renseignements généraux sur l’entreprise, il nous décrivait ce qu’ils voulaient. Dans ce cas là.

Client : Bonjour, alors je cherche quelqu’un pour un CDI à temps partiel, le poste serait rémunéré au SMIC horraire.
Moi : D’accord, pour faire quoi exactement ?
Client : Elle serait caissière en magasin (un truc de hifi super branchouille)
Moi : D’accord, et vous souhaitez quoi comme profil
Client : Quelqu’un avec minimum Bac+3/4, de jeune, de dynamique, avec de l’expérience en tant que caissière si possible et puis il faut qu’elle parle bien anglais. Et puis bon, une fille quoi, parce que pour les clients c’est mieux. Et puis vous comprennez quand même, on a de la clientèle masculine, donc c’est sur qu’on cherche quelqu’un d’attirant, qui fasse plaisir à la clientèle quoi, donc une fille grande, souriante, vous savez, attirante quoi.
Moi : Errr ouais, ok, on vous appelle si on a quelqu’un qui correspond à ce profil.

Donc il faut que je me mette à chercher : une bombasse assez intelligente pour avoir un BAC+3 au minimum, qui sache se débrouiller en anglais, qui soit prête à travailler pour un espèce de pervers, en faisant des horaires pourris, mais quand même un temps partiel, et qui accepte d’être payé au SMIC horaire… OUAAAAISSSS
Finalité : j’ai balancé la commande sur le bureau du chef, en lui disant que j’en avais marre de ces demandes à deux balles (là au moins, le pervers avait eu la décence de pas dire, « pas de noire, pas d’arabe, pas de juive, je veux une bretonne aux yeux bleus », ce qui était le cas pour plus de la moitié des demandes d’intérimaires à un moment.)

Tribulations Bostonniennes - 2003-2005 - La nourriture

Le marshmallow en pot : Ca s’appelle Fluff, et on peut en acheter au Leclerc pour les adeptes
Les chips violettes : ce sont quand même des chips à base de pomme de terre, réalisées sans colorants. Couleur impressionnante, et en plus je trouve ça hyper bon.
Fromage en spray : Qui se rappelle de la pub débile sur rapid asperge ? Et ben là c’est ça version fromage. Ca pour le coup, c’est vraiment dégeulasse, on en a acheté plusieurs fois, plus pour le folklore qu’autre chose, mais vraiment, du cheddar super chimique, très salé, et aromatisé à n’importe quoi (soit nature, soit bacon soit…) non merci !
Le beurre en spray : Ben oui, c’est plus facile pour graisser la poele quoi… plutôt que de couper le beurre…
Huile en spray : même raison que le beurre
Beurre de cacahuètes : en soit, c’est pas bizarre, je trouve ça même plutôt bon. Mais par contre, j’ai été assez étonné du sandwich fétiche de beaucoup d’américains, Peanut butter/jam. Bon un sandwich beurre de cacahuètes confiture ça vous tente pas ? Vous auriez tort, parce qu’en fait, c’est super bon.
Mozarrella sticks : Des batonnets de mozarrela panés. Et oui, vous aviez bien lu, du fromage (mozarrella sans gout) qui a été ensuite pané, histoire d’y rajouter une couche de gras. Et qu’ensuite, on trempe dans de la sauce encore plus grasse, sinon c’est pas drôle… (Mais c’est vachement bon quand même)
Pizza : Bon qui n’a pas mangé des pizzas dans sa vie ? Mais les pizzas américaines, c’est autre chose, dans les fast food take out, où on achète les pizzas à la part, une étape incontournable, c’est l’essorage de pizza. En effet, celle ci est tellement recouverte d’huile, que l’huile dégoute dans l’assiette en carton. Donc on prend des serviettes, ou de l’essuie tout… et on appuie sur la pizza pour enlever l’excès de gras. Mais ne vous inquété pas, même en faisant ça, il reste assez de gras pour satisfaire toutes vos envies d’huiles !!
Nouveau concept quelques mois avant mon départ : la pizza coupés en rectangle pour pouvoir la tremper dans différentes sauces… Merci les USA !
Le café : Pas vraiment bizarre en soit, le fait qu’on puisse achete 80 cl de café aromatisé chocolate raspberry, ça c’est bizarre… Près d’un litre de café, non, personne ? Vous avez tort, c’était super bon, super sucré ça me mannnnnnnnqqqqqqquuuuuue !!!
Les donuts : Délicieux, ceux de krispy kreme en particulier. Ils lèvent et sont frits puis recouvert de sucre devant nos yeux ébahis en magasin (la version glazed, la plus simple, les autres sont faits ailleurs, dans des cuisines centrales) MIAM. En plus, bon bien sur c’est moins cher à l’unité d’en acheter 6 que 1, et c’est encore moins cher d’en acheter 12… alors pourquoi se priver… on sait qu’on peut manger les 12 de toutes manières !
Les yaourts : ils s’achètent à la pièce et sont beaucoup plus chers qu’en France. L’argument de vente des yaourt Colombo : Acheter les yaourts colombo, il y en a plus que dans les yaourts danone, danone il vous prenne pour des femmelettes avec de si petite quantité… En avoir plus, c’est MIEUX !
Les fruits, et en particulier les pommes : La pomme de la sorcière dans blanche neige ça vous dit quelque chose ? Une pomme énorme, bien rouge, super luisante comme si elle avait été ciré. Et bien voilà ce que vous trouvez dans les magasins… Des fruits qui sont tellement parfaits qu’ils ont l’air faux ! (ou empoisonnés par une sorcière, au choix)
Les oréos : La plupart d’entre vous doit déjà connaître. Deux biscuits marrons foncés avec une crème blanche au milieu pour les classiques. Est ce que c’est au chocolat ? Au gras ? Au sucre ? On sait pas trop mais c’est supppper bon. Ils en ont sorti plein d’autre variétés, des mi gouts, des allégés, des à la menthe… des double filling… Malheureusement, on n’en trouve pas facilement en France, et on ne trouve que les classiques… sniff

Tribulations Bostonniennes - 2003-2005 - Les toilettes

Les toilettes, utilités commune à tout pays ne se ressemblent pas forcément d’un pays à un autre. Mais là, j’ai été choqué. Dans l’entreprise où je travaillais, ils auraient pu enlever les murs ça aurait été pareil. Je m’explique : plusieurs box pour les toilettes, jusque là, normal.
En face de ces box, des lavabos avec miroir. Jusque là, normal également. Par contre les box en question, sont séparés entre eux par des murs, qui commence à 50 cm du sol, s’arrête à 1m80 (heureusement que je suis pas grande) mais surtout ONT DES ESPACES DE 2CM DE CHAQUE COTE DE LA PORTE.
Oui, oui, vous avez bien lu. Donc vous êtes assis sur les toilettes et vous voyez vos collègues défiler devant vous pour aller soit aux toilettes soit se laver les mains. Et quand vous êtes entrain de vous laver les mains, si vous regardez dans le miroir devant vous, vous pouvez reconnaître la personne qui est assis dans les toilettes derrière vous… Perturbant non ? Et je vous fait grâce des corrolaires à ce manque de mur : isolation phonique et olfactive inexistante… sympa quand en plus, on sait qui sont les coupables !!

Tribulations de la vie - Ce qu'on m'a dit

« Ouah, t’es musclé t’as des supers abdos ! »
« Non, c’est mes côtes »

« Tu devrais mettre des talons, ça te grandirait un peu »
« J’en ai déjà » (Tout en montrant les talons de 8cm)

Comme toutes les filles, je me plains à Mère de mon poids assez souvent. Durant les 20 premières années de ma vie, j’ai entendu : mais non, tu n’es pas grosse tu es très bien, très mince, tout te va.
Là en rentrant des US:
«Ralala j’en ai marre, je suis grosse »
« Grosse, non, tu n’es pas grosse, tu es juste enrobée quoi »ARRRRRG, ça calme.

Tribulations Balnéolaises - Ma jeunesse - La grossesse

J’étais petite, à la mère d’une copine avec une poussette, avec Mère à coté.
« Magali elle va avoir un petit frère ou une petite sœur ? »
« Ben tu vois, c’est une petite sœur, qui est là dans la poussette »
« Non, je veux dire celui que vous avez là, dans le ventre » tout en montrant du doigt.

Mère m’a écrasé la main, je me suis tournée vers elle et j’ai vu qu’elle me faisait des gros yeux style pire que le grand méchant loup dans le chaperon rouge, et là je me suis aperçue que j’avais fait une bêtise.

La mère de ma copine, rouge de honte devant Mère, c’est mis à expliquer qu’elle avait eu une césarienne, tout ça, que donc, ça l’avait empêche de faire du sport, qu’elle avait eu trois enfants blablabla, pour se justifier d’avoir un ventre, qui n’était d’ailleurs pas énorme.

De retour à la maison, j’ai eu un discours sur « Les choses qu’il ne faut jamais dire aux gens »

- Tiens vous avez grossi
- Vous êtes enceinte ? (sans le savoir d’avance par quelqu’un d’autre, une source sûre)
- C’est rigolo toutes ses rides que vous avez ?
- Quelle âge vous avez ?
- Tiens c’est rigolo, c’est pas vous qui étiez venu chercher X à l’école, c’était une autre femme, elle a deux maman X ?
- Vous sentez mauvais !
- Bah, c’est sale chez vous !
- La maman de Y elle a dit que vous etiez ennuyeuse…
- Non, je veux pas vous faire la bise, ça pique
- Non je veux pas de bonbons, ils sont pas bons du tout
- Non, je veux pas vous faire la bise, j’ai peur d’attraper tout ces boutons que vous avez sur le visage

Eviter d’embarrasser les gens quoi… Il faudrait peut être que je demande une update à Mère…

Tribulations Toulousaines - Printemps 2006 - Le stylo vert

Récemment, dans un bureau avec 3 autres personnes. B une quatrième entre, et commence à parler de la mauvaise nuit qu’elle a passé, en maugréant sur ses voisins, tout ça tout ça. Je remarque qu’elle a un gros trait vert sur la figure. Je me dis bon, alors soit elle s’est mis un coup de stylo, et ça serait gentil de lui dire, parce que vu qu’elle est en contact avec le public, tout le monde la voit, soit c’est une veine, et si tu lui dit, elle pourrait le prendre mal, parce que c’est rarement une bonne idée de souligner les défauts physiques des gens, et toi, qu’est ce que tu seras gênée. Donc je me suis dit que the best course of action c’était : ne rien dire. Entre être gênée et au pire les gens ont en face d’eux quelqu’un qui a un trait de stylo sur la tête… je prend la deuxième option.

Donc je continue à parler, avec mes collègues de tout et de rien. Mais quand même, au bout d’un moment, j’en peux plus et je dis «B, euh t’as pas du stylo vert sur la tête ?» Et la toutes mes collègues : « Mais non, B, c’est juste ta veine, parce que t’es énervée alors vu que t’es pale ça ressort plus » Moi, rouge tomate, « Euh désolée B, vraiment, je pensais que c’était un trait que t’aurais pu effacer je suis confuse ». B « Non, t’inquiètes c’est rien, c’est vrai que quand je suis énervée, et fatiguée, elle se voit beaucoup ».
Quelle horreur ! Je suis vraiment trop bête. Je savais en plus qu’il y avait une chance que ce soit sa veine. Mais non, j’ai quand même décidé de mettre les pieds dans le plat, toujours plus haut, toujours plus fort !!!

Tribulations Bostonniennes - 2004 - Le survet

Après une séance de fitness d’1h et ensuite 45 minutes sur un stepper, je rentre dans mon appart où j’étais en coloc avec Ash et Liz

« Hi Ash »
« Hi Cricri »
« What’s up ? »
« Nothing much, just went to the gym, the usual »
« Errr Cricri ? »
« Yeah ? »
« I think you put your pants backwards »
« What ? »
« Yeah don’t you see the logo, it’s on the front, not on the back »

OUPS, l’air con. J’ai passé deux heures à la salle de sport avec mon pantalon à l’envers et le symbole adidas sur ma cuisse et pas sur ma fesse, à me dire « tiens c’est bizarre aujourd’hui il y a plus de mecs que d’habitude qui regardent mes fesses…mais je m’étais juste dit que c’était à cause de mes fesses, pas à cause de mon survet à l’envers ARRRRGGGGG

Tribulations Bostonniennes - Printemps 2003 – Le gaz

Je n’ai jamais eu le gaz chez moi, toujours des plaques électriques. Mes parents ont du me répéter un peu trop souvent : « Le feu c’est dangereux, ça brûle », ça m’a toujours fait peur. Tous les accidents qu’on entend, les risques d’explosion… Bref, le gaz booouuuuuh. En arrivant à Boston, dans l’appart du campus je me suis aperçue que oh, joie, c’était bien une cuisinière à gaz. Bon, j’avais grandi, tout ça, tout ça, je me suis dit que j’allais survivre, surtout que vu le peu de cuisine que je fais, je risquais pas grand chose.

Quelques semaines après, en revenant du supermarché, je pose innocemment mes sacs plastiques sur… la cuisinière, et oui, toutes les autres surfaces étaient recouvertes de vaisselle dans un état de décomposition plus ou moins avancé. Je sents une odeur bizarre et je m’aperçois que tiens, les sacs ont FONDU sur la cuisinière, moi affolée, je regarde si j’ai pas tourné sans le vouloir les boutons en rangeant les courses. Non, non, rien n’est allumé, et pourtant ça brûle. Je regarde en dessous, et oui, il y a deux petites flammes sous la cuisinière, qui sont au dessous de l’espèce de faience blanche qui entoure les feux. C’est normal ça ? Dans le doute j’appelle le service technique de l’université : oui, oui, c’est normal que du gaz brûle en permanence, la flamme sert justement à allumer automatiquement les feux quand vous en avez besoin (effectivement, pas besoin de craquer une allumette pour allumer le gaz, mais je m’étais jamais posée la question d’où venait le feu magique).

Bon, du gaz brûle en permanence dans mon appart ainsi que dans probablement la pluspart des apparts de l’université, et probablement pas mal dans des apparts en ville aussi… Qui a dit gaspillage d’énergie à l’américaine ???

Quelques jours après, en revenant d’un cours de fitness, je rentre dans l’appart, et malgré la fenêtre ouverte je sents une très forte odeur de gaz… Gloups, que se passe t’il ? Alors je me rappelle des conseils entendus à la télé, tout ça, je n’allume pas la lumière et vais voir de quoi il retourne. Le gaz n’est pas allumé, bien. Je regarde sous le truc blanc de la cuisinère : les deux veilleuses sont éteintes probablement à cause du courant d’air de la fenêtre, donc du gaz se déverse librement sans se consumer dans l’appart… Coool. J’ouvre la fenêtre encore plus grand, je vais dans le salon (bien grand mot pour dire pièce commune à ma coloc et moi dans laquelle il y a des lits superposés, deux bureaux et un canap), j’ouvre les fenêtres et j’appelle le service technique de l’université. J’expose mon problème et je demande que quelqu’un vienne réparer ça, j’ai pas envie de mourir dans une grande explosion. « Don’t worry, it happens all the time, all you need to do is just light them back on ». Bon il faut que je rallume les veilleuses… ouiiiiiii et comment qu’on fait ??? « Well, just light a match and put it where the flame should be, and it will just light up, and you’ll be fine » «But isn’t it kind of dangerous to have a flame next to an open source of gaz ? » « No, no concentration is not high enough to cause an explosion, don’t worry ».

Errrr ok. Donc je suis censée rallumer à la mimine avec une allumette les veilleuses. Or craquer une allumette alors qu’on sent une très forte odeur de gaz, il me semblait que c’était pas conseillé. Bon, je me dis que cette femme, avait l’air de connaître le problème, et je suis une grande fille, si des abrutis d’américains y arrivent, pourquoi pas moi ??? Bon, me voici à la recherche d’une allumette dans l’appart. Après 10 min : Nous n’avons pas d’allumettes, ma coloc et moi, on ne fumait pas, et les bougies étant interdites dans les appartements d’universités (on voit la contradiction avec le gaz brulant en permanence…), pas besoin d’avoir des sources de feux… Ok, allez, je vais chez Mx, un pote qui habite deux portes plus loin, parce qu’en tant que fumeur, je me dis qu’il va bien avoir des allumettes… hein Mx ? « Tiens non, j’ai pas d’allumettes, j’ai un briquet par contre » « ok merci »
La mort dans l’âme je retourne dans mon appart… Au moins l’allumette, les doigts sont à 4cm de plus de la source de la flamme… Là, avec un briquet, ça se rapproche nettement… Bon allez, je suis une grande fille, je me lance en fermant les yeux…

Et oui, ça marche, je n’est pas explosée et j’ai bien allumé la seconde veilleuse… Et après, j’étais trop fière quand ça arrivait chez des amis terrifiés de rallumer les veilleuses sous leurs yeux ébahis.

Tribulations Bostonniennes - Eté 2004 – Cape Cod

Pour les gens qui me connaissent bien, l’idée de me voir faire du camping leur paraît ridicule. Je suis très attachée à mon petit confort, et si je ne peux pas être tranquille dans un coin à faire ce que je veux sans être dérangée par les voisins, ça m’énerve.
On m’a proposé moult fois de participer à des week-ends ici et là où dormir sous la tente était de rigueur, et j’ai toujours dit NON. Dans ma tête, mieux valait passer un week-end seule à sortir, faire du shopping et bouquiner plutôt qu’essayer de lutter contre ma nature et prétendre que je suis un animal sociable.

Pourtant je sors, j’aime beaucoup être avec du monde, je ne suis pas un ours, mais la vie en communauté, ça ne m’a jamais trop tenté.
Un très bon ami de l’époque, appelons le TBA, m’avait parlé de son idée d’organiser un week-end à CapeCod, un coin super sympa du Massachussets avec de très belles plages, et d’y convier nos amis français de Northeastern. Je lui avais dit direct que, ça ne me tentait pas. J’étais déjà allée à CapeCod avec une de mes colocs l’année d’avant, j’y étais retournée avec lui, TBA et sa copine de l’époque, bref je savais que c’était joli, mais j’avais déjà découvert, donc je voyais pas l’intérêt de vivre une expérience roots.

A force de me poser la question tous les jours, à chaque fois qu’il me voyait et de me dire, que mais siiiiiii tu vas regretter, et tu verras, ça sera bieeeeen et on va bieeeeen s’amuser et ça te sortiiiiiraiiiiit. Je me suis dit, oui, c’est vrai quand même, je connais tous les gens qui y vont, ça pourrait être sympa, et bon faut bien que je me force à faire des trucs de jeunes tant que je suis jeune non ???

Alors j’ai dit OK. Que n’avais-je pas fait !

Nous sommes donc partis, un samedi matin, à l’aurore, c’est à dire vers 9h, en effet, on partait avec deux véhicules, une voiture chargée jusqu’à la geule et un minivan que TBA avait loué pour l’occasion. (4 mecs dans la voiture, 1 mec et 7 filles dans le minivan). Le temps que tout le monde se retrouve, que tout le monde soit prêt, on a du partir vers 11h. Jusque là, pas de problème. Donc on part motivé, direction le camping. On arrive là bas, on plante la tente (enfin pas moi parce que vraiment, j’ai pas la moindre idée de COMMENT planter une tente), on installe nos affaires, et on décide d’aller à la plage. Je sais pas comment je me suis débrouillée pour arriver à la plage déjà couverte de piqures de moustiques (ou de piqures de dieu sait quoi) et quand je dis couverte, c’est que je les avais compté, j’en avais 22, dont 3 sur le visage, que du bonheur. En plus, je fais de grosses réactions, donc j’étais en gros couverte de pustules rouges et enflées… trop SEXY.

Je pose ma serviette sur le sable, et là je me rend compte que je suis en face de l’océan. Or l’océan, c’est pas la piscine, c’est SALÉ, c’est FROID, ça BOUGE et c’est pas surveillé. Donc je me suis tout de suite vue emportée par les flots, noyée, piquée par une méduse, marcher sur une vive, un coquillage tranchant… Pourtant, je sais bien nager, je vais à la piscine régulièrement mais là… En plus bien sûr, j’avais pas apporté de lunettes de piscine, or j’ai des lentilles, pas des jetables, non non, des dures, longue durée à plus de 100 euros la pièce. Donc si moi perdre mes lentilles, moi vraiment malheureuse (parce qu’en plus je ne faisais refaire mes lentilles qu'en France, donc devoir les refaire en urgence aux US, j’imaginais mal le chantier). Et même si j’avais amené des lunettes de piscine, je ne les aurais probablement pas mises parce que voir tout le monde pouvoir s’amuser dans l’eau sans avoir l’air crétin (parce que, let’s face it, you do look stupid with goggles on) et moi à coté la binoclarde de service, merci, la primaire, j’étais déjà passée par là.
Mais voir « Post sur La plage de boston », un rien me suffit à être heureuse, donc être près de la mer, entendre le bruit des vagues (non caché par une sono), et sentir l’odeur de la mer tout en lisant un bouquin, ça me va tout à fait. En plus, j’avais aussi l’occupation suprême de gratter à tour de rôle mes 22 boutons de moustiques, bref que du bonheur. Les autres s’amusaient dans l’eau mais sont vite venus jouer sur la plage parce que l’eau était franchement froide. Le soleil était relativement bas, parce qu’on a du arriver sur la plage vers 16h, et le ciel était un peu couvert. C’était bien agréable.

Vers 17h30, tout le monde en avait un peu marre finalement, on a décidé d’aller faire les courses pour le repas du soir. Courses de bouffe, mais surtout d’alcool parce qu’après une certaine heure, aux US, impossible d’acheter de l’alcool. Donc nous voilà partis. Aucun problème, selon la méthode américaine, on s’est constitué en petits groupes, chaque groupe achetant de quoi manger et boire, donc pas réellement de pot commun et donc de problèmes de participation.

Toujours dans le minivan, j’étais entrain d’innocemment gratter mes boutons de moustiques quand une amie me dit « Tiens, t’as pas pris un coup de soleil toi ? » Moi « Ah ? non je sais pas, je crois pas, on est pas resté longtemps et puis c’était après 16h quand même » tout en essayant de trouver un miroir dans mon sac. J’ai sorti le miroir. Je n’étais pas rose, je n’étais pas rosée, je n’étais même pas rouge, j’étais ECARLATE. Charmant. « euh TBA, on peut s’arreter au prochain CVS, je dois m’acheter un truc pour le soleil et une crème qui calme pour les piqures… »

On a mangé, des trucs cramés au barbecue préparé par TBA où les flammes dépassaient d’à peu près 40 cm de la grille. (Qui a dit substances cancérigènes ?) Vers minuit et quelques, à cause du soleil et de toute cette activité, les autres filles et moi même étions prêtes à aller nous coucher. L’état des sanitaires… Je ne vous fais pas un dessin, mais rien que ça, je maudissais l’idée que j’avais eu de me croire apte à faire du camping. Heureusement, j’ai toujours sur moi le kit de la tarée, c’est à dire des lingettes désinfectantes, ou du gel désinfectant, ainsi que plein de mouchoirs, donc j’ai survécu à cette épreuve. J’avais également prévu le coup de la lampe de poche pour me diriger dans le noir dans le camping. Vive l’organisation !

Ensuite, jusqu’à 4h30 du mat, j’ai du geuler à intervalle régulier sur des gens qui ont passé la soirée à hurler à rigoler bruyamment et à nous faire Ch*** à nous empêcher de dormir. Et qui étaient ces gens, qui sont allés se coucher quand les mecs du camping sont venus leur dire soit de la fermer soit de dégager ? Ben les mecs avec qui on était venu bien sur !!!!

A 7h du matin, tiens c’est quoi ce bruit, ah de la pluie. Ah BEAUCOUP de pluie.
Devant le déluge, on (tjs pas moi mais les anciens scouts) ont plié les tentes, on essayait de mettre le plus vite possible nos affaires, la nourriture et le reste à l'abri et de ranger notre emplacement sous une pluie battante comme j’en ai jamais vu. Après près de 45 min à se débattre sous la pluie, nous sommes enfin remontés en voiture pour rentrer à Boston. 7 filles trempées dans un minivan. On s’est toutes dévétues, restant en culottes/soutifs, TBA a mis le chauffage a fond, et rouler jeunesse, nous sommes rentrés à Boston. (Avec pas mal de klaxon des trucks qui nous croisaient…)


Résultat du WE camping :
- ENORME coup de soleil (de combien j’ai encore augmenté mon risque de mélanome ??)
- 37 piqures (et oui, une quinzaine d’autres étaient venues se greffer sur moi pendant la nuit, bien sûr, personne dans le groupe n’a été piqué, pas même une seule fois…)
- Moins de 4h de sommeil
- Une nouvelle haine féroce à l'égard des causeurs de troubles qui m’avaient empéché de dormir

JE HAIS LE CAMPING !!!!!!

Mais ne vous inquiétez pas. Je suis sure que dans quelques mois/années, quelqu’un finira par me persuader de retenter l’expérience. Et je me dirai oui, bon allez, ça va être sympa non ? Qu’est ce qui peut bien m’arriver ?

dimanche 28 janvier 2007

Tribulations Rémoises - 2000 - Ex2

A Reims, en regardant un film.

Moi : "Tu t'es mis de la crème hydratante?" (sous entendu, pourquoi t'es tout huileux de la tête ??)
Lui : "Non, pourquoi?"

Ca, plus le fait qu'il ressemblait à une mouffette (de profil, son visage faisait vraiment un cône, pointu, comme un museau...). Ca a été un grand moment. Surtout après quand je me cachais dans les couloirs derrière les gens pour qu'il ne me voit pas... jusqu'à ce qu'il finisse par m'appeler et me dire : "euh j'ai l'impression que tu m'évites, pourquoi ? Ca se passe pas bien ? Moi je suis amoureux de toi depuis 4 mois et je pensais enfin qu'on allait être ensemble."
Moi : "euh, je suis vraiment désolée, moi pas, je suis pas prête pour sortir avec quelqu'un, ce n'est pas toi (sous-entendu : YOU are the problem), tu trouveras quelqu'un d'autre sans problème (pitié, apprend à te laver le visage)"

Pas le moment le plus glorieux de ma vie.

Surtout petit détail : j'étais en école de commerce donc. Avec deux de mes très bonnes amies, Amie1 et Amie2, on aimait bien 3 garçons, une chacune, dont Ex2, pour ma part.
Je suis sortie avec Ex2 et l'ai jeté en moins d'une semaine. Amie1 s'est fait jeter par le mec avec qui elle voulait sortir, Amie2 s'est complètement désinterressée du mec sur qui elle avait des vues. INTERESSANT comme groupe de travail pour le reste de l'année !!! Claquages de porte, prises de tête... Avec Amie1 et Amie2 on a finit par faire tout le travail du groupe, sans demander l'avis des mecs... mais on a quand même mis leurs noms sur le dossier... Une grande équipe... un grand groupe !

Petit conseil pour les étudiants : pour former les groupes, les cibles potentielles, c'est pas les meilleurs partenaires de travail, parce que soit, ça permet de se rapprocher et qu'il se passe éventuellement quelque chose, mais s'il ne se passe rien : l'horreur pour le reste de l'année, et honnetement, s'il se passe quelque chose... les réunions de travail seront quelques peu dissipées non ?

Tribulations Bostonniennes - 2003 - Ex4, la plage

Alors j'étais depuis quelques mois avec Ex4. C'était la fin de l'été, il faisait beau et chaud, on s'est dit "let's go to the beach !" Eh oui, Boston, pour les incultes est une ville portuaire (pour les incultes GRAVE : ville qui donne sur l'OCEAN, le cas échéant, l'océan Atlantique). N'ayant pas de voiture, ni l'un ni l'autre, on s'est dit bon, on va aller à Revere Beach. C'est un plage accesible en métro où j'étais allé en juin, au début de la saison et que j'avais trouvé sympa.

alors nous voilà parti en métro, tout au bout de la ligne bleu, pour aller à la plage, on avait tout, nos serviettes, nos maillots, de la lecture... Une belle après-midi s'annonçait.

On arrive là bas, je me dis, bon tiens, c'est beaucoup plus peuplé que ce dont je me rappelais. On avance un peu pour essayer d'éviter le monde, je commence à me dire, tiens c'est bizarre, la plage est vraiment sale, il y a des détrituts partout, pas moyen que j'enlève mes tongs.

On finit par se poser sur un coin de sable, ayant l'air un peu moins crade que les autres, et là Ex 4 me fait "Let's go swimming". Moi : "Are you kidding me ? No way ! I mean what's that awful smell ? and what about all these weird people around ?"
J'avais dit ça plus pour rigoler qu'autre chose et là je commence à examiner la situation

1) La plage est cradissime, mégot de cigarettes partout, papiers, bout de verres, bouffes...
2) Il y a des espèces de petites mouches/moucherons noirs qui commencent à nous tourner autour de manière assez pénible
3) Il y a une odeur absolument abominable dans l'air. est ce qu'elle vient de la plage ? de l'océan ? d'ailleurs ?

Je réalise que même en me payant, je ne marcherai pas pieds nus dans le sable, je me vois déja marché sur une seringue infectée de dieu sait quoi. Et dans l'eau, mon dieu le bain de culture, vive les mycoses, donc pas moyen de me baigner, mais bon à ce point je me dis, c'est pas grave, on est tout les deux, c'est cool, on se repose, il y a le bruit de la mer qui est apaisant, bon l'odeur c'est pas top, mais on a pas fait tout ce chemin pour rien, je me prends trop la tête faut que je me détente.

La Ex4 a du réalisé la même chose et a sorti un bouquin de son coté, mais avant de se mettre à lire il me dit "errr have you seen all those flies flying around ?"
Moi pragmatique : "yeah well, get used to it, that's not the city, it is the WILD"

Bon et là je regarde autour de nous. donc plage dégeulasse, odeur nauséabonde, moucherons partout, gros lourdo qui vient de se garer à 300m et pourtant on entend sa musique à fond (raté pour le bruit de la mer). Et les gens autour, tout d'un coup je réalise. OULA on est les seuls blancs dans un périmètre d'un bon KM. Et apparemment, les seuls gens qui ont toutes leurs dents et pas des bijoux en or qui brillent.

Là, j'ai peur, je me dis qu'on va finir par être enlever par des brigants contre rançon, qu'on va finir par se faire boufer par un monstre mutant venu de la mer contaminée par des ordures, qu'on va sinon se faire bouffer par les moucherons radioactifs, qu'on va marcher sur une seringue et être contaminé par le SIDA, ou alors qu'on va se retrouver au milieu d'une bataille entre gang.

donc :" Eh, errr would you mind if we went back home, I don't feel really confortable around here"
Ex4 : "Yeah I was thinking the same thing, but did not want to be seen as the easily-afraid guys... but have you seen those mobsters there ?"
Me : "Errr MOVE!"

Voilà. 3h de transport aller-retour pour à peu près 10 minutes à la plage. Bizarrement, je n'ai pas attrapé de coup de soleil !!!

Tribulations Rémoises - 2000 - Ex1

Alors EX1

A la quatrième personne qui nous a arreté dans la rue pour dire :

"Excusez moi, mais vous me faites pensez à quelqu'un, ah oui, vous ressemblez beaucoup à Jésus"

"Vous cultivez la ressemblance ou vous êtes la réincaranation de Jésus"

"T'es descendu de la croix ?"

"Mademoiselle, vous devriez avoir honte, être attiré par le Christ".

Notre relation s'est finie d'un commun accord... étrange ?

Tribulations Rémoises - 2001 - Ex3, la douche

Les étapes pour prendre une douche... chez les parents d'un de mes ex, mieux connu sous le nom de Ex3

Alors, maison petite, mais néanmoins glacée. En effet, Reims n'était pas la ville la plus chaude de France, mais l'année où j'y suis arrivée, la ville où il a plu le PLUS SOUVENT. Donc à cette époque de l'année un petit 5° dehors. A l'intérieur de la maison, ça devait avoisiné les 15°. Habituée à un appartement chauffée à 24... froid difficilement vivable, en particulier dans une salle de bain. Néanmoins, je ne peux pas ne pas me doucher, c'est juste pas possible, donc, l'aventure commenaça à ce moment là.

J'ai appris, après plusieurs semaines toutes les étapes nécessaires pour prendre une douche dans cette maison.

1) Demande à Ex3 s'il pouvait me prêter une serviette : oui, oui, sans problème, vas en prendre une, elles sont sur le fil à linge en bas, prend n'importe laquelle. Descente d'un étage, montage d'un étage, j'ai une serviette !

2) Sors le shampoing et le savon du placard et pose les sur le rebord de la baignoire

3) Pose l'éponge qui est posée sur le lavabo dans le coin de la baignoire en bas à droite

4) Sors le tapis de bain de sous le lavabo, le mettre près de la baignoire

4) Dénoue le petit ruban qui retient le rideau de douche

5) Monte sur la baignoire pour pouvoir attraper le pommeau de douche (Ex3 étant très grand et moi plutôt petite)

6) Fais couler l'eau pour essayer d'avoir de l'eau chaude

7) Entre dans la baignoire, entoure toi du rideau de douche. Là, SURPRISE ! Le rideau de douche est coupé PILE pour tomber exactement à la hauteur du rebord de la baignoire. Donc dans l'état, il ne sert à rien, l'eau coule le long du rideau puis sur le rebord puis par terre... Je commence à comprendre pourquoi l'éponge est nécessaire...

8) Non, on m'explique qu'avant de vraiment se doucher, il faut utiliser l'eau pour faire coller le rideau aux parois de la salle de bain, et le mouiller pour que le poids de l'eau détende le rideau et fasse qu'il pende de 0,5 cm à l'intérieure de la baignoire... YOUPI ! en plus c'étiat une de ces sortes de rideau plutôt en tissu absolument dégoutant dont le contact était franchement désagréable.

9) Shampouine, savonne, normal (avec des produits sans marque achetés chez Mutang qui sont spécialement méga chimique et allergogène, yeahhhhh)

10) Sors de la baigoire par 16° donc, mal aérée donc degré d'humidité rendant impossible un séchage total de la personne cricriesque qui a des longs cheveux.

11) ARG le beau père rentre dans la salle de bain, juste au moment où à poil, où j'allais attraper la serviette. Pense à rajouter après l'étape 1, FERMER A CLEF LA SALLE DE BAIN (même si on a annoncé à tout le monde qu'on prenait une douche pour pas qu'ils tirent de l'eau chaude et que le bruit de la douche pouvait être entendu 10 secondes avant qu'il essaye d'ouvrir la porte)

12) Après m'être rhabillé façon piscine scolaire (c'est à dire à moitié mouillée et avec des fringues humides), le but est maintenant de rendre la salle de bain aussi sereine qu'on l'avait trouvé donc...

13) Essuie les produits utilisés, c'est à dire shampoing, gel douche.

14) Maintenant qu'ils sont secs, mets les dans l'armoire

15) Replace le tapis de bain sous le lavabo

16) Enlève les cheveux de la douche (ça normal)

17) Prend l'éponge par terre, essore la, parce que bien sur, tu as MAL COLLE LE RIDEAU ET MIS DE L'EAU PARTOUT

18) Eponge les murs et la baignoire dans le vaint espoir de ne plus voir de goutte d'eau sur aucune des surfaces, sol inclus.

19) Remets le pommeau de douche à 1m90 de haut, en montant sur le bord de la baignoire, glissante parce qu'humide. (ne te pète pas la geule, ne te retiens pas au rideau de douche)

20) Laisse le rideau de douche prendre dans la douche, il ne faut pas l'attacher maintenant voyons !!!! Sinon il moisirait, il faut repasser dans une petite heure pour le réattacher avec le petit ruban que tu avais pris soin de poser sur le bord du lavabo

21) Ouvre la fenetre pour que ça s'aère un peu.

22) Prend ta serviette et descend un étage pour qu'elle sèche sur le fil à linge du RDC

C'est bon tu es propre !!!!!!!!!!!!!!!!!

TROIS TRUCS QUE J'AI APPRIS APRES DES MOIS ET DES MOIS :

1) Chez moi, chacun a sa serviette, c'est comme les brosses à dents, on ne partage pas, si chez mes parents je ne trouve pas mon peignoir/il a une tache, je prend dans l'armoire une serviette propre. Mère fait bouillir les serviettes, donc elles sentent toujours bon l'assouplissant, jamais le moisi. Après de longs mois, j'ai appris que la serviette que je prenais sur le fil à linge n'étaient pas propres comme je le croyais !!! Parce que pour moi, si on me dit prend n'importe quelle serviette sur le fils à linge, elles sont propres, cela me parait tellement évident que je n'ai jamais imaginé que non, ces serviettes, c'était les mêmes que celle mouillée que j'avais déposé après la douche. BAAAAAAAHHHHHHHH je me suis essuyée avec les mêmes serviettes que sa soeur (bon encore), sa mère BAAAHHH et son père BAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH. en plus les serviettes sont lavées plus que sporadiquement, à 40 parce que sinon le lave linge pompe trop d'eletricité, et ne sont jamais séché au sèche linge (ça consomme trop!!!), et donc sente le moisi, c'est une horreur. Après cette découverte, j'avais ma serviette attitrée, prise dans l'armoire de EX3, qui était neuve, donc jamais utilisé par un membre de la famille et que je laissais sécher dans sa chambre.

2) En rentrant dans la salle de bain pour me laver les mains un dimanche : baignoire remplie d'eau crade. Je vais voir Ex3 en disant, ben tu vois, ta soeur aussi elle met le bronx dans la salle de bain, elle a même pas vidé la baignoire. Réponse : "Non, elle prend un bain le dimanche, mais pour pas gacher l'eau, après la mère l'utilise comme ça c'est économique"

3) "Mais les deux gants que tu utilises, là, Ex3, c'est les tiens ?"
"Ah ben on les utilises Soeur et moi."
" Quoi ?"
"Ben oui, un pour le haut et un pour le bas"
"BAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH"



***** Ex3 = 19 ans à l'époque et soeur environ 15... pas des gamins de 7 ans.